J’irai dormir chez vous ce soir

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Après quelques nuits dans la nature, qui ne rêverait pas d’une bonne douche chaude et d’un « vrai » lit ? Un lit, une douche,… on en trouve partout. Sur Route60, le logement « en dur », c’est bien plus que ça. Des gens formidables qui vous ouvrent la porte avec le sourire, qui vous accueillent avec un thé chaud après une journée sous la pluie, qui vous invitent à cuisiner ensemble. Grâce à www.warmshowers.org, je me mets en contact avec d’autres cyclistes. 
On le sait, le vélo nous rapproche tous. La piste cyclable en Allemagne, la route en Tunisie et le magasin de vélos à Riga sont aussi d’excellents points de rencontres. 
Une fois installé bien au chaud ou sur la terrasse de mon hôte, il faut respecter une règle essentielle. Celle de rester soi-même. C’est facile ! Personne n’offre le confort de « Chez Olivier », « Da Francesco » ou encore de « Rebecca’s house ». Rien ni personne ne donne plus envie de poursuivre le voyage que Vita, Rosel, Marcus, Evgen, Christos, Taha, Ahmed ou Isabelle pour n’en nommer que quelques-uns. Des personnes curieuses de l’autre. On se rend vite compte que nos vies se sont déjà croisées. Il ne fallait que monter sur ma bécane pour vivre l’instant présent. Dans les grandes villes ou à la campagne, les gens qui m’accueillent aiment leur ville et leur région. Pas question de claquer la porte derrière soi et de ne rien voir ! Quel que soit le logement, sur Route60, les chambres ne sont ni climatisées ni numérotées. Elles sont comme nous.

NEDERLANDS

Ik moet het deemoedig toegeven, na enkele dagen wildcamperen zijn een douche en een « echt » bed geen overbodige luxe. Niet dat de tent geen luxe biedt maar enkele dagen van meditatie is enkel mogelijk na inspirerende ontmoetingen. Samen koken, een nieuwe stad ontdekken,…meer moet dat niet zijn. Via www.warmshowers.org ontmoet ik talrijke fietsfanaten. Maar het kan ook anders: op straat of in de fietswinkel sla ik snel aan de babbel van Riga tot Tunis, van Sarajevo tot Den Bosch. Mijn nieuwe vrienden zitten niet allemaal dagelijks op de fiets. Ze geloven echter allemaal dat autocentrisme de wereld uit moet. Van Kopenhagen die de fietsers omhelst tot in het bijna fietsloze Rusland zal ik veel meer dan enkel reisverhalen uitwisselen.
Om zich thuis te voelen bij Bram, Evgen, Rebecca, Francesco of Ahmed is er er maar één regel: jezelf zijn. En de rest gaat vanzelf.
Slapen langs Route60, dat zijn geen kamers maar ontmoetingen en ontdekkingen. De nachten zijn net als de fietsdagen: telkens anders.

ENGLISH

No doubt about it: after a few days wild camping I enjoy meeting new folks on Route60. Wildcamping means meditating. New friends means stuff to meditate about. There’s always www.warmshowers.org to meet cyclist from around Europe and beyond to make you see the world. But cycling brings us together in many other ways. The street or the cycling path is still the perfect way to get in touch with new friends too. Wherever we meet and whoever they are. Together with my new friends we always try to find a solution to the world’s problems while cooking or having a tea. One of these problems is the huge transport problem for which bicycle is a part of the solution. Steering clear of the standard ‘nice to meet you’ with great people often makes me wanna stay longer. So I did often stay longer to discover more. No matter the length of the stay.
Every night gives me the right energy and so much more to cycle the next day. Route60, powered by people.

 

 

 

Eastern play in Croatia and Montenegro

Dubrovnik

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Souvent, on arrive à Dubrovnik, en Croatie, après avoir longé la côte croate ou en descendant d’un avion dans son aéroport international. En venant de la Bosnie par contre, on descend des montagnes droit sur les rives de la Méditerranée. Le climat est encore doux en octobre. La grande bleue… elle me rappelle que j’ai bientôt fini ma traversée de l’Europe de l’Est qui a commencé à Tallinn en Estonie, 4 250 km avant. Sur Route60, ce sont des milliers de kilomètres à faire (et à refaire) à son rythme à travers l’Est du continent européen. Oublions d’abord ce vilain nom : l’Europe de l’Est, c’est l’Europe. L’Europe qui ne se pose pas trop de questions. L’Europe qui est ouverte et qui n’a pas été épargnée par l’histoire. Des pays qui ont vu passer des dictateurs, des fascistes. Des pays qui ont vu des régimes bien obscurs, de ceux qui ont voulu briller de leur plus belle lumière en laissant les populations dans l’ombre.
Non, le vélo n’est pas toujours de tout repos ici. Il faudra faire face aux chiens agressifs et aux bolides qui n’ont pas été étudiés pour partager la route. Mais ce n’est pas ça qui arrêtera un cycliste ! De plus, la diversité des paysages et la curiosité des gens nous font vite oublier tout cela. C’est ici qu’on lancera le plus de « How are you » le long de la route. C’est ici que les habitants veulent tout savoir de vous. Et qu’on veut tout savoir d’eux et de leur pays. Des pays où tout est allé très vite. Aussi à Dubrovnik. On l’appelle « la perle de l’Adriatique » à juste titre. Des ruelles, des remparts, des églises et des couvents. Le tout entouré par la mer d’une part et les montagnes d’autre part. Il n’y a pas de doute, on aime ! La ville est aussi le lieu de tournage de « Game of Thrones », ce qui fait exploser le nombre de touristes… et elle n’en peut plus ! Et elle n’en veut plus : les habitants (la ville n’en compte que 40 000) en ont marre et des caméras comptent le nombre de touristes présents. Au-delà d’un certain nombre, les portes de la vieille ville se ferment. Le vélo ne nécessite pas l’usage des parkings laids aux abords de la ville. Je le gare près des remparts, puis la vieille ville est à moi. Une balade nocturne reste un moment fort à Dubrovnik !
La route continue plus au sud vers le Monténégro. J’arrive chez Rebecca près de Tivat. Elle est anglaise et travaille comme professeur d’anglais dans une école internationale qu’on appelle aussi « l’école russe » car bon nombre des élèves sont russes. La côte est très prisée et est encore souvent libre de bâtiments. Mais attention, ça pousse comme des champignons et ce ne sont pas les politiciens corrompus qui arrêteront les promoteurs immobiliers, me confie-t-on. La maison de Rebecca est perchée dans la montagne, une vieille maison où le temps s’est arrêté. Non loin de là, je monte littéralement les Bouches du Kotor par la petite route à du 7 % sur 12 km. Il s’agit en fait d’un fjord formé par le Kotor qui s’enfonce dans les terres. La montée est difficile certes, et la vue est méritée, donc plus belle. Le petit pays a sa « petite » capitale, Podgorica, au centre du pays. La ville ne serait pas très belle, selon les gens que je rencontre sur la route. Mais comme toutes les villes un peu loin de tout, Podgorica fait office de phare qui illumine toute la plaine qui l’entoure. Les gens viennent de partout. Les bars sont pleins, on est sur son 31 et on profite de l’été indien. La ville me donne l’impression d’une ville inachevée, un peu comme le reste du pays d’ailleurs. Un peu comme beaucoup de pays de l’Est.
Les dictateurs font à présent partie de l’histoire. Quant aux corrompus et aux parvenus, on espère qu’ils feront bientôt partie des archives nationales. Et s’ils restent, qu’ils sachent que cette Europe a changé.

NEDERLANDS

Reeds ten tijde van Joegoslavië was Dubrovnik één van de belangrijkste trekpleisters voor buitenlandse toeristen. Chartervluchten brachten de toeristen massaal naar de zogenoemde « Parel van de Adriatische Zee » . Wie met de auto reisde, bewonderde de Dalmatische kust met de talrijke eilanden. Vandaag is er weinig veranderd. Dubrovnik blijft de topbestemming van Kroatië in tegenstelling tot Bosnië, beëindigd door bergen in plaats van het water. Vergeet het continentaal klimaat, hier in Dubrovnik is het nog zacht in Oktober.
In Dubrovnik ben je nooit alleen. De stad telt slechts 40.000 inwoners maar het architecturaal patrimonium is uitzonderlijk. De oude stad zit vol met kerken en kloosters en is omringd door oude stadswallen. Eigenlijk is het decor van « Game of Thrones » de weergave van het oude stadsgedeelte. Dat ook lokt veel toeristen. Tot op deze zondagavond, in de herfst, zijn de toeristen trouwens nog massaal aanwezig. Net als in sommige andere Europese steden wordt het aantal toeristen in de binnenstad door camera’s bewaakt. Als er te veel toeristen toekomen, wordt de oude stad verboden terrein. Ik probeer, met mijn fiets, onopvallend te blijven want ja, ik geef het deemoedig toe, een nachtelijke tocht doorheen de oude straten van Dubrovnik is onvergetelijk.
De weg leidt verder zuidwaarts naar het landje Montenegro. Daar kom ik bij Rebecca toe, nabij de stad Tivat. Ze is Brits en werkt hier als leerkracht in de internationale school of « Russische school », hier zo genoemd want de Russen zijn er massaal aanwezig. De kust van Montenegro is inderdaad nog ongerept maar hier en daar valt er mij toch wat op: gebouwen die kriskras naast elkaar staan, met tennisvelden, zwembaden,… en allemaal met zeezicht. Montenegro « heeft het », dat is zeker maar zullen de corrupte politici de bouwwoede kunnen bedaren? Rebecca twijfelt eraan. Haar oud huisje in de bergen maakt niet uit van het moderne decor. De tijd heeft er stilgestaan.
Niet ver vandaan volg ik de Baai van Kotor en rijd enigszins op een fjord. Ik heb nog 12 km te rijden, met een helling van 7% vanuit het zeeniveau. Uitblazen kan, en met zicht op de bergen en de zee, dat heb ik verdiend!
Nadien is het gemakkelijk naar de hoofdstad Podgorica af te dalen. « Niet zo mooi  om te zien», zeggen de mensen me onderweg. Zoals vaker in dun bewoonde gebieden beïnvloedt de sfeer van de stad de hele omgeving. « Afzakken » naar de hoofdstad. Alle Montenegrijnen en hun cultuur in één klap. Zo moet ik het van een hoofdstad hebben! Na Montenegro zullen mijn volgende bestemmingen Albanië en Griekenland zijn.
Van Route60 uit Tallin tot aan de de Albanese grens, waren het 4250 km doorheen Oost-Europa, wel met het besef dat ‘Oost-Europa’ vooral Europa is. Een fietstocht door dat gedeelte van Europa, waar het allemaal zo snel gaat. Europa, waar de geschiedenis zich niet zal herhalen. Dictatoriale regimes hebben hier sporen achtergelaten. Fascisten en communisten zijn er echter niet meer, of amper. Het multiculturialisme was de bron van oorlogen maar nu staat dat niet meer als een probleem op de politieke agenda want het is een feit. De Oost-Europeanen zijn geen broeders noch buren, ze zijn wel Europeanen tout court. Tja, ze praten toch liever over hun nieuwe auto dan over een fietspadbeleid. Maar ze zijn open, ze praten veel en willen graag alles over je weten en de fietsers alles over hen en hun cultuur. Van Tallin tot Albanië, daar verandert Europa snel!

ENGLISH

Arriving in Dubrovnik generally means touching down on its international airport or driving down the Croatian coastline with many other tourists flocking to the Adriatic coastal city. The scenery is different while arriving from Bosnia. The road leads down from the mountains straight to the big blue sea. The climate is Mediterranean and even in October, temperatures are perfect for an evening walk through the city.
Dubrovnik has only 40.000 inhabitants but is a major tourist attraction in the region. The city has it all: an old town full of churches, monasteries and cobblestoned streets surrounded by medieval walls. And there’s more: the old town is also the place where the TV show Game of Thrones is filmed….and how it looks in real life. The city however is going to turn tourists away. Cameras monitor the number of tourists and above a certain amount the acces to the old city is restricted. On Sunday evening in October there is little chance to suffer from this crackdown. My bicycle is easily parked near the walls surrounding the city. Let’s be honest: strolling down the streets of Dubrovnik at night is a unforgettable experience.
The next country is Montenegro. I meet Rebecca near Tivat. She is a British teacher at the international school nearby. Also called the « Russian school » as many Russians recently discovered Montenegro pristine coastline. Rebecca’s house is a old house where time stood still. A good place to relax and to think about what we see more and more: new hotel projects and huge theme parcs near the coastline. But no one seems to care about spatial planning. Rebecca doubts if corrupt politician will ever stop real estate promoters.
The road leads me to the bay of Kotor. It’s a winding bay surrounded by mountains. The 12km long ascent at 7% takes me two hours but the view is gorgeous and deserved.
Further southwards I head to Montenegro’s capital Podgorica. The city has not the grandeur that speaks for its own but has that typical attractiveness of a capital. It is ‘the centre’ of the country. The cultural centre that shines its light on the rest of the country. A city where one needs to be seen. The ‘small’ capital is a bustling city I wouldn’t miss while on Route60.
Montenegro is one of the last countries in East Europe before heading to Greece. The Eastern part of my Europe tour started in Tallinn for a amazing trip through countries that weren’t even open for foreigners up to 25 years ago. Eastern Europe is where Europe is ahead of time with religions and multiculturalism. Eastern Europe is Europe. Not yet the easiest part for bike touring. Car drivers are often more into speeding up a fancy car than slowing down for cyclists. But those Europeans are curious and wanna know it all about who’s there on the bike. For sure things are changing rapidly in Eastern Europe. Dictators and war have now made place for peace and for change. Now more than ever a place to be back again in a near future.

Out in Serbia

Iphone photography and summer vibes in Kiev

Baltic living (6/6)

Alexej

Alexej and Jean

(Scroll down for NL & ENG & gallery) Alexej vit avec sa femme dans la banlieue de Kaliningrad. Il fait gris et, après une journée de vélo sous la pluie, on m’accueille avec un repas chaud. La ville russe et sa région ne disposent de pratiquement aucun équipement pour les cyclistes et Alexej n’hésite pas à prendre son vélo couché le dimanche pour se balader hors de la ville. Sa maison est en pleine rénovation pour accueillir sa fille est ses petits-enfants qui vivent à Cologne. Avec aussi de la famille en France, il n’y a pas de doute, Alexej se sent russe et européen. Il me déconseille malgré tout de visiter l’extrême ouest de l’Ukraine, la partie peuplée par des Ukrainiens… Un conseil que je ne suivrai évidemment pas. Son hospitalité m’est plus chère. Alexej est fier de sa ville et tient absolument à me montrer tout le centre en voiture. Il me propose aussi la visite du musée de la mer qui exhibe la force navale russe avec notamment un ancien sous-marin. Le musée contraste avec le « quartier soviétique » autour, où règnent les tours à habitation de base qui rappellent l’URSS. Après cela, nous visiterons la ville en voiture, c’est rassurant.

NL Alexej woont in het westen van Kaliningrad. Ondanks het schrijnend gebrek aan fietsinfrastructuur is Alexej eigenaar van een ligfiets. Voor het woon werktraject verkiest hij de auto en dat is begrijpelijk.
Mijn host ontvangt me in zijn huis dat nog volop in renovatie staat. Hij verbouwt om zijn dochter en kleinkinderen die in Keulen wonen, te kunnen ontvangen. Er is ook nog familie in Frankrijk. Alexej reist vaker door Europa en voelt zich ook Europees. Zoals vele Russen hier in Kaliningrad wantrouwt hij het gezag van Moskou. Ik vertel hem dat ik verder naar Kiev reist en hij raadt me dit af wegens de voornamelijk niet Russisch sprekende bevolkingsgroepen rond de stad Lviv. Ik dank hem voor zijn raad en ik waardeer vooral zijn gastvrijheid. Hij stelt me voor om zijn stad te ontdekken en een bezoek te brengen aan het Marinemuseum. Met de auto, een geruststelling…

ENG Alexej lives in the suburbs of Kaliningrad which I reached after one day cycling under the pouring rain. Unfortunately for him and for me, Kaliningrad has almost no cycling paths but Alexej doesn’t give up his weekly bike excursion on his recumbent bike. He drives to work by car on weekdays however… I easily respect his choice.
The house is still in renovation as my host wants it to be big enough to welcome not only cyclists but also his family members living in Germany and France. Alexej feels Russian and European and, as many Russians in this region surrounded by EU countries, he doesn’t trust Moscow that much. He warns me however that travelling to the Western part of Ukraine might be unsafe. Im thankful for his hospitality that doesn’t stop at his house. Together we tour around town in his car and we visit the Maritime Museum where Russia’s navy and power is displayed.

Cycling in the Baltics

L’Estonie en capitale, avec le E d’Europe

Tallinn Old Town

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Une courte traversée en bateau me mène d’Helsinki à Tallinn. Cette « petite » capitale étonne par son dynamisme. Le port pour les bateaux de passagers est tout proche de la vieille ville. Ça tombe bien. La vieille ville est entièrement rénovée et ne se limite pas à quelques rues. Dès 1966, la vieille ville devient une zone de conservation, la première en URSS! Des villes hanséatiques, on retient surtout les bâtiments aux briques rouges. Tallinn est cependant une des rares villes dont les bâtiment médiévaux ont été conservés, tel l’hôtel de ville. Certaines rues du centre sont interdites même aux vélos. Le piéton y règne en maître et l’ambiance y est bon enfant.
A quelques kilomètres du centre, on arrive à Kalamaja, l’ancien quartier des pêcheurs et des ouvriers ensuite. La combinaison de maisons en bois et des anciennes usines et on devine déjà la suite: des cafés trendy et des entrepôts prisés par la scène artistique.
C’est la gaypride en ce samedi de juillet: on célèbre les différences. On craignait des perturbateurs à la fête mais il ne seront que quelques-uns cette année. Bien moins que le nombre de drapeaux arc-en-ciel dans les rues. Mais aussi des drapeaux européens car l’Estonie préside le Conseil européen pour six mois. Tallinn la hanséatique, l’européenne et ouverte a tout d’une grande ville.

NEDERLANDS

Een korte oversteek vanuit Helsinki en hier is Tallinn. Van de boot naar de oude stad in nog geen 2 minuten. De stad is niet groot maar het oude stadsgedeelte is volledig gerenoveerd. Bijna te blinkend. Renoveren is niet nieuw: Tallinn was de eerste stad van de Soviet-Unie die vanaf 1966 gerestaureerd zou worden. Geen rode bakstenen gebouwen die we gewoon zijn in de handelssteden rond de Baltische Zee. Tallinn heeft nog middeleeuwse gebouwen zoals het stadhuis. De fiets moet aan de kant in sommige straten. De auto’s ook.
De oude arbeidersbuurt Kalamaja is aan zijn gentrificationproces begonnen. Trendy bars rijzen er als paddestoelen uit de grond en de artistieke wereld heeft haar intrek genomen in de oude pakhuizen. Met de fiets ben je zo weer weg uit die bekende buurten. In de periferie heeft het communistisch regime ook zijn sporen achtergelaten…Dat architecturale melting pot bevalt me. En de sfeer ook. De regenboogvlaggen voor de gaypride wapperen naast die van de Europese Unie. Estland is voorzitter van de Europese Raad. Klein maar fijn Tallinn? Jazeker, Baltisch en Europees erbovenop!

ENGLISH

Tallinn is only 2 hours away  by boat from Finland. It’s Estonia capital and the ideal place to start cycling down the Baltic states. Tallinn is a Hanseatic city but unlike the other cities the typical red brick buildings are missing. Tallinn has a superb refurbished medieval city centre. Renovating buildings is not new as the city was USSR’s first conservation area as from 1966. The old town and its medieval architectural highlights are shining as if they were brand new. It goes without saying that cars are not allowed in the cobble stoned streets but bikes are not allowed neither. Let’s have a walk and get as far as Kalamaja: the trendy neighbourhood is now a heaven for the artistic scene. However, the weight of the colonial past is never far behind: Soviet symbols and buildings are still visible all over the city from petrol stations to residential buildings. Nor is the future: I visit Tallinn during the annual gaypride and during Estonia’s 6 months presidency of the European Union. Tallinn celebrates all kinds of freedom.

 

Lakes and colours of Finland

Finland-3

Johannes on his isle

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Dès mon arrivée à Turku dans l’ouest de la Finlande, je pars vers l’est pour aller à Espoo. Une ville résidentielle sur la côte du Golfe de Finlande, proche d’Helsinki, qui compte beaucoup d’immeubles à appartements, de parcs… et des îles! Le soir, je rencontre Johannes, un Irlandais qui vit avec sa femme et son fils à Espoo. Il est ouvrier communal. Son travail? Sillonner les îles et îlots de la commune, vider les poubelles, vérifier l’état des sentiers et les infrastructures. En effet, la ville d’Espoo met à disposition du public certaines îles pour y camper ou jouer à Robinson Crusoë. Sur chaque île, un panneau invite au camping. Pas de bateau pour s’y rendre? Pas de problème. Moyennant 10 euros, les campeurs peuvent s’y rendre avec la navette de la commune. Sur place, petit embarcadère, toilettes sèches, abris et barbecue attendent. Le bois pour le barbecue est déjà coupé. Les services sont financés par la commune d’Espoo mais tout le monde peut en profiter. Johannes m’emmène sur son bateau pour une visite de « ses » îles. On est ailleurs, et à seulement 25km d’Helsinki. En Finlande, la nature est à tout le monde!
Tout cela me donne envie de voir ce que la Finlande a de plus beau: ses lacs. Je me dirige vers la frontière russe pour faire le tour du Lac Saimaa et ses 3500 îlots. Il faudra parfois un bateau à rames pour rallier les îles.
Avant d’aller vers l’Estonie, je passe par Helsinki. On y monte sa tente facilement à quelques kilomètres du centre. Les pistes cyclables mènent vers le cœur de la ville où l’Art Nouveau en pierre naturelle est partout. Tout est rénové et ça fait rêver.

NEDERLANDS

Na 200 km fietsen in Finland kom ik Johannes tegen in Espoo. Een woonstad ten westen van de hoofdstad Helsinki. Er zijn hier veel flatgebouwen, parken en eilanden langs de kust. Johannes is Iers en woont met zijn Britse vriendin en zijn zoon in Espoo. Hij is arbeider voor de gemeente. Elke ochtend vaart hij naar de hem toegewezen gemeentelijke eilanden om ervoor te zorgen dat alles er netjes bij ligt. De barbecues, kampeerplaatsen, vuilbakken enz.. Voor mij doet hij het er nog eens over maar dan wel met zijn eigen bootje. Na 20 minuten varen zijn we op die eilandjes die deel uitmaken van het grondgebied van Espoo. Iedereen mag hier kamperen en gebruik maken van de barbecues, het hout en de droge toiletten. Er is uiteraard een steiger voor motorboten. Voor wie geen eigen vaartuig heeft, is er de dagelijkse veerdienst van de gemeente die je voor 10 euro op de eilanden brengt. Waterpret voor iedereen en dichtbij de miljoenenstad noemen ze dat.
Voor meer waterpret fiets ik verder naar het oosten. Het Saimaameer heeft het allemaal: water en meer dan duizend eilandjes. Jobstudenten brengen je met roeibootjes van het ene naar het andere eiland als het moet.
Natuurland Finland? Zeker weten. Maar wie houdt er nu niet van Art Nouveau in Helsinki? Al fietsend uiteraard én op afgescheiden fietspaden.

ENGLISH

From Turku I cycle eastwards to Espoo. The city marks the beginning of the Helsinki metropolitan area. Johannes, an Irishman, welcomes me in his flat. He lives together with his British girlfriend and his son. His job as city worker consists of travelling by boat to one the nearby islands where everyone is welcome to picknick and camp for the night. Johannes has some allocated island he has to take care of. Cleaning rubbish (yes, people litter), cutting wood for the fireplace,… He takes me to one of the islands. It doesn’t feel like a theme park and there’s everything mankind would like to: a dry toilet, walking paths, a fire place, lots of tree and oh yeah, the silence. Visitors are allowed to moor overnight but everyone gets there without a boat too. In summer, the municipality organises shuttle services to the islands for 10€.
I find  more water cycling around the Saimaa Lake. Fortunately there are rowing boats between the islands. It’s not only pleasant, it’s a well deserved break too.
The last night in Finland is spent wild camping in one of the huge parks around Helsinki. The capital is not a metropolis, it’s a city in between a urban area and nature. Beautifully bike friendly and surprisingly quiet. But don’t worry, architecture and bars are waiting for me. No rush, no traffic jams here. I get there by bike. The natural way.

Functionalism and beauty of Sweden

01_route60Sweden

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La lumière se faisant si belle, je décide de monter encore plus vers le Nord… la Suède. Ce vaste pays fascinant par ses étendues, ses lacs, ses maisons rouges et son savoir-vivre. Les routes se font plus longues et plus rares. Une solitude s’installe et le temps varie d’un jour à l’autre. Le camping sauvage est un droit en Suède. Il y a assez de lacs et de plages désertes pour que tout le monde y dorme confortablement. Je rencontre les Suédois au gré des chemins. De mon vélo, la Suède a l’air parfaite. Les Suédois me contredisent, mais ils admettent qu’on n’est pas loin de la perfection. Les trains sont en retard quand il neige et l’énergie solaire bientôt découragée fiscalement pour sauver les fournisseurs d’énergie. En revanche, nombreux sont ces hommes tatoués et décomplexés qui se baladent avec leur enfant sur la poitrine. Les magasins sont ouverts le dimanche, l’économie n’est pas déconnectée de l’être humain. Un laboratoire social qui marche plutôt bien : dans les quartiers multiculturels du sud de la ville, le « nous » l’emporte souvent sur le « eux » car… on est Suédois et il n’y a pas « d’autres ». Les enfants d’immigrés bosniaques jouent avec les enfants de la famille marocaine. On n’en fera pas des Suédois, ils sont déjà Suédois! Les immeubles fonctionnalistes des banlieues sont peu rassurants. L’idée que chacun aurait une cuisine, une voiture et un arrêt de bus tout proche a fait son chemin. Tout ceci est tellement normal de nos jours qu’après rénovation, certains quartiers aux immeubles tout simples sont devenus impayables. Un fonctionnalisme qui se paie! J’arrive à Stockholm après 2000 km sur mon vélo. La perfection en ce qui concerne l’aménagement pour les cyclistes. Je commence à m’y faire. Les mollets font une pause bien méritée et le vélo passe à l’atelier. Ca tombe bien, c’est Midsommar le 23 juin. Le pays fête collectivement l’été. Stockholm profite des journées longues où le soleil ne se couche pas vraiment. La ville ne s’arrête pas non plus. On ne va pas pédaler mais plutôt danser…

NEDERLANDS

De wegen worden smaller en de afstanden langer. De bossen zijn uitgestrekt en je kan er vrijwel overal kamperen. Het staat in de Grondwet! Ik verkies meertjes en verlaten stranden boven de uitgestrekte bossen. Kies je kamer in Zweden!
Alweer kom ik nieuwe mensen tegen op Route60. Ze herinneren mij eraan dat het land niet perfect werkt. Ook hier zijn de treinen vertraagt als het sneeuwt. Groene zonne-energie wordt fiscaal minder aftrekbaar om tegemoet te komen aan de traditionele energieleveranciers.
Wel opvallend zijn de mannen die complexloos met hun kind door de straten kuieren, al dan niet vergezeld van hun vrouw, of man. De supermarkten zijn op zon- en feestdagen geopend. Door mijn nieuwe kennissen beland ik in de multiculturele buurten ten zuiden van Stockholm. De woongebouwen zijn eenvoudig maar het fonteintje aan de metrohalte werkt. Er is een supermarkt en een parking. Vanaf de jaren 60 moest je hier alles bij de hand hebben: een individuele keuken, een auto en openbaar vervoer. Het leven vindt plaats op het centrale plein in de buurt. De woonblokken zijn circulair gebouwd en de barbecues bevinden zich in de centrale tuintjes nabij de kinderspeeltuin. Mijn gastgezin ontvluchte de oorlog in Bosnië. En de buren ontvluchtten andere oorlogen in andere landen. De kinderen van overal spelen samen voetbal. Een moeder van Morakkaanse origine vertelt me de we hier allemaal Zweden zijn. En je bent wat je wilt.
Stockholm bereik ik na 2000 km fietsen. Eind juni is het Midsommar festival. Het land viert de zomer. Stockholm slaapt niet en de zon gaat er niet helemaal onder. Ondanks het licht wil ik de kuiten de verdiende rust geven, niet fietsen dus. Er zal veel gestapt en gedanst worden…

ENGLISH

Northern vibes bring me to Sweden. One of the few countries where you can pitch your tent almost everywhere. « Allmansrätten », or « Everyone’s right » means everyone’s access to Sweden’s countryside. It’s part of the cultural heritage. I choose to sleep near clean lakes and cold rivers. At some places there’s a fireplace to enjoy summer evenings around a fire. The roads are almost empty and the forests unspoiled. Everything’s alright in Sweden? To me, yes. But Swedes on Route60 do complain about delayed trains because of heavy snowfall. And solar power is being discouraged to help traditional power suppliers. Just try to make sense of that. However supermarkets are open on Sunday. The generous welfare system relies on a strong economy. It makes sense.
Functionalism is everywhere. Southern Stockholm suburbs are full of those refurbished multi-storey buildings from the 60’ where everything is included: the small kitchen, a bathroom and also a supermarket and a busstop nearby. And a fireplace for everyone in the middle of the yard. People should gather together during the short summer nights. This is precisely what Im gonna do with my new friends in Stockholm. Im in the capital city at the end of June and there’s a party everywhere. « Midsommer » celebrates the beginning of the summer. It’s like wild camping: there’s room for everyone!