Meet the world in Genoa

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A labyrinth city. Built to keep the invaders away.

Cycling in Genoa

(Scroll down for NL & ENG & pictures)

Gênes, c’est la ville qui m’accueillera en premier sur le continent européen après ma virée en Tunisie. J’arrive par bateau la nuit et c’est sans doute la plus belle façon d’arriver à Gênes. La ville glisse doucement devant mes yeux dans un calme étonnant. Gênes, c’est d’abord un grand port italien et la capitale de la Ligurie. Elle est bien moins prisée des touristes que par exemple Rome et Venise. La littérature m’apprend que la ville a le plus grand centre historique d’Europe. Visite.
D’abord, ce fameux centre historique. C’est vrai qu’il ne se limite pas à quelques ruelles piétonnes bordées de magasins de souvenirs. Le centre de Gênes, c’est tout simplement tout le centre historique ! Avec des magasins, mais aussi des bars, des restos, des artisans, des agences de transport qui trouvent un toit dans le labyrinthe du centre où même un vélo ne passe pas ! Gênes, c’est toute l’animation d’une grande ville portuaire qui n’a pas d’heure de fermeture. Ce sont des tribus de quartiers et des quartiers de tribus. Quand les uns partent, les autres arrivent de partout. Sauf que, il n’y a pas (encore) de quartier « touristique » ou « hipster » ou « branché » ou que sais-je. On est Génois à Gênes !
Ensuite, il y a le patrimoine culturel. Bon nombre d’églises et d’édifices artistiques se trouvent dans le centre historique qui – rappelons-le – est le plus étendu d’Europe. Un grand centre historique au grand patrimoine. En fait, il ne faut que quelques centaines de mètres pour traverser les siècles.
Enfin, Gênes a aussi la particularité de disposer d’un immense viaduc qui envoie les voitures au-dessus du vieux port et qui défigure les bâtiments construits ultérieurement. En effet, comme partout, la voiture règne en maître dans les années soixante et il faut absolument mener tout le monde d’un bout à l’autre de la ville en voiture. La « Soprelevata » est inaugurée en 1965. Pensée simpliste du tout-à-la-voiture, résultat bien décevant. Le viaduc ne résout pas les problèmes de mobilité de la ville. Sans parler de la laideur de son concept. De plus, elle coupe le port de la vieille ville. Et c’était pire avant car jusqu’à la rénovation de 1992 (l’année des 500 ans de la découverte de l’Amérique), les poutres étaient reliées entre elles par un mur ! Aujourd’hui on peut marcher en-dessous de la voirie et admirer les œuvres street art sur les poutres. On respire un peu. Cela dit, cette autoroute urbaine fait tellement partie du tissu urbain qu’on pourrait, avec un peu de bonne volonté, lui accorder du charme… en attendant sa démolition. On regrettera en revanche le manque de volonté criant à mettre plus de pistes cyclables dans une des plus belles villes d’Europe. Mais Gênes est unique de par sa conception et questionne notre mode de vie. C’est sans doute ce que j’aime le plus dans une grande ville et ce que j’adore à Gênes.

NEDERLANDS

De boot uit Tunis komt rond middernacht in Genua aan. Zo hoort men eigenlijk voor het eerst in een havenstad aan te komen. De Italiaanse kunst- en havenstad verwerkt jaarlijks miljoenen tonnen vracht in de haven. Op toeristisch vlak staat de stad ver achter pakweg Rome of Venetië voor wat betreft het aantal toeristen. Nochtans beschikt Genua over het grootst historisch centrum van Europa. Dit nogal onduidelijk begrip verwijst naar de oppervlakte van het labyrint van oude steegjes in the centrum van de stad. Ik besef maar al te goed dat het hier om meer dan twee oude steegjes met een souvenirwinkel gaat. Het centrum van Genua is éénvoudigweg het historisch centrum van de stad. Hier mengen toeristen zich met de inwoners die wonen en werken en uitgaan. Vergeet het « uitgangsbuurt » of de « hippe wijken ». Er is maar één buurt, de oude buurt met mensen van overal! En hier bevindt zich een kunstpatrimonium dat andere wereldsteden het nadenken geeft. In één dag wandelde ik door de eeuwen heen.
Genua mag dan wel een wereldhaven zijn. De stad heeft het maar moeilijk de haven naar zich toe te trekken. De « Soprelevata » is een soort ringweg die in 1965 aangelegd werd om volgens de mobiliteitstheorie van toen zoveel mogelijk auto’s rond de stad te krijgen. Aan duurzame mobiliteit werd toen niet gedacht. Aan esthetica evenmin. Deze speedway raakt net niet de Renaissance gebouwen en zet de enkele kilometers fietspaden in de schaduw. Jammer.
Maar de Soprelevata maakt deel uit van de stad. Sinds de renovatie in 1992 kunnen de wandelaars eenvoudigweg wandelen van de stad naar de haven omdat de muren die de steunpilaren verbonden, afgebroken zijn. En de streetartists zorgen voor kunst op de grijze pilaren. Parijs, Londen en Rome al gezien? Wel, Genua is een kunststad, een havenstad én een grootstad. Onverwachts.

ENGLISH

Genoa is still off the beaten tracks for mass tourism. Vessels from around the world know the way to its port. And I’m fortunate enough to be on one of those calling from Tunis. Arriving by boat in Genoa is the logical way to get there. Genoa offers as much artistic and architectural treasures as other big cities but it’s not yet a citytrip destination. The ones taking time to visit will be rewarded with the most extended historical centre in Europe. Don’t expect a few cobblestoned streets full of souvenir shops here. Genoa prouds itself to be « more than this ». Some streets are so narrow and steep I choose to leave the bike behind. Let’s have a walk through history! The history of Genoa spans the centuries and guides the retina through it with superb Renaissance Palazzi and Barok churches! And I don’t feel like a tourist, Im Genovese as I walk in the old center where locals work and play. The city has no hype neighbourhoods yet. All you need, from bars to tourist attractions are all spread over the old town.
I walk under the « Soprelevata » to visit the harbour. This viaduct cuts off the city from the harbour. I can barely imagine that walls linked the beams together till 1992. The aim of this urban highway was not to protect the city from invaders but to let as many cars around the city. It feels like it is now part of the urban landscape that shapes the skyline. Street artist now take care of decorating the gray beams. Whatever one may think about city shaping, Genoa is the city that makes people think about the way we live. It’s not Paris nor London. It’s more than that.

 

A vélo en Tunisie. Encore plus proche.

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(NL & ENGLISH, video and photos below)

Le Sud de l’Italie étant entouré par la mer Méditerranée, je ne peux continuer davantage vers le Sud du continent européen car la mer sépare l’Europe de l’Afrique. Un continent est une sphère d’influence sur l’autre et inversement. Je me sens littéralement entre deux continents et la mer qui relie les deux cultures est fascinante. Un bateau relie Salerne en Italie à Tunis. L’Afrique n’est plus qu’à une nuit de navigation.
C’est en Tunisie qu’entre décembre 2010 et janvier 2011 ont eu lieu des manifestations et des marches de protestation contre la corruption, le chômage élevé et la répression. La Tunisie se veut si proche et si différente et elle fait cela très bien.
Du port de Tunis, je me dirige immédiatement vers la médina. Finalement, je ne suis plus si près de chez moi. J’aime ça. Dans la partie nouvelle de Tunis, c’est l’architecture coloniale qui domine. L’avenue de France est le centre névralgique de la capitale avec ses banques, ses cinémas, ses salons de thé… et sa cathédrale. Dans la capitale, je dois régulièrement passer par des contrôles de police. Plusieurs fois, on me demandera si je suis rabbin. Mais quel que soit le statut qu’on me donne, rabbin ou cyclovoyageur barbu, l’accueil par les autorités et les habitants est chaleureux. « Soyez le bienvenu en Tunisie, Monsieur ! » Quelques Tunisois me disent qu’on se bat ici contre les barbes longues et que les hommes aux longues barbes sont mal vus et parfois rejetés par leur famille et leur quartier. « On n’en veut plus ici, de ces barbes longues, on veut simplement vivre en paix dans notre pays et on veut que les touristes reviennent. » En effet, la Tunisie est fortement dépendante du tourisme et les événements récents (les attaques au musée du Bardo à Tunis, entre autres) affectent directement le tourisme et donc l’économie du pays.
Tunis, c’est la grande ville cosmopolite tournée vers l’Europe. Mais le grand sud tunisien n’est plus qu’à quelques centaines de kilomètres de là… J’y vais. La route longe la côte méditerranéenne. Les grands complexes touristiques manquent de touristes. C’est la basse saison et… les touristes boudent encore la Tunisie. À Sfax, des bateaux partent toutes les heures pour une petite croisière en Méditerranée au prix de 0,30 euro. Le bateau navigue vers les îles de Kerkennah. Cet archipel à 20 km des côtes ne dispose pas d’aéroport et est dépourvu de plages. Le relief est plat, des milliers de palmiers décorent l’horizon et tous les Kerkenniens se connaissent. Kerkennah, c’est le paradis pour les cyclistes. Et pour les touristes qui devraient un jour pouvoir s’y loger dans un énorme complexe touristique doté de plages artificielles. Quoique, pas sûr, car le promoteur est en faillite. On pourrait presque fêter cela… Il y a cependant encore moyen de transformer l’archipel en pôle touristique et ça créerait de l’emploi. C’est une question de choix…
Retour sur le continent et peu à peu les champs d’oliviers font place aux étendues plus arides du sud du pays. Les villages se font plus rares. Il faut penser à se ravitailler à temps. Mais les Tunisiens m’apportent tout ce dont j’ai besoin pour avancer sous la chaleur et passer les nuits froides dans la tente. On s’arrête pour m’offrir des boissons, des croissants,… Je disais bien que la Tunisie soigne ses visiteurs avec le sourire. À Douz, aussi appelée la « porte du Sahara », je rencontre Taha, passionné de vélo. Son fils de 12 ans a déjà fait le tour de la Tunisie à vélo. Ce père de famille ouvrier dans une école maternelle accueille volontiers les cyclistes de passage et a créé CyclotourismeOmar, une association faite pour et par des cyclistes. Il organise aussi la première édition du Festival des Voyageurs à Douz (http://www.douztravelersfestival.com). Un festival qui se veut une rencontre entre voyageurs du monde entier. Taha m’emmène, avec une autre cycliste allemande, pour une nuit de bivouac près des premières dunes du Sahara. L’humidité dès le coucher du soleil, le froid, et surtout le calme, valent les kilomètres dans les mollets. Avec la bande d’amis de Taha, nous chantons et préparons un pain dans le sable. La Tunisie a beau être proche de l’Europe, je me sens à mille lieues de chez moi…
Je pousse le vélo vers Tozeur, toujours dans le sud de la Tunisie. À la sortie d’un village, la Garde Nationale (disons la police touristique) propose de m’escorter jusqu’à Tozeur. Pour les agents, il est hors de question de me laisser camper dehors. La Garde Nationale a pour mission de garantir la sécurité des touristes. Elle le fait très bien. Si bien que j’embarque dans le fourgon et suis accompagné jusqu’à l’auberge de jeunesse de Tozeur, 90 km plus loin. Mon tour du grand sud tunisien se poursuit. Les grands espaces entre les villes me procurent de superbes endroits pour camper et les villages sont propices aux rencontres. Les villageois m’accueillent tel un chamelier du désert qui revient de loin… Et toujours, des automobilistes qui s’assurent que tout va bien. Ibrahim en est un. Il travaille pour une société qui exporte du gaz et il fait sa ronde car il est chargé de la sécurité. Ses journées de travail sont longues, de 8 h à 18 h avec des mois qui comptent parfois 25 journées de travail. Mais c’est vendredi, et lui et ses amis me convient à une sortie à Gabès, la ville industrielle du sud. Les trois jeunes hommes parlent arabe, français et aussi anglais. Ils connaissent le monde et savent qu’ils ne sont pas si mal lotis en travaillant pour une boîte étrangère. Mais ils n’excluent pas de vivre un jour à l’étranger… En remontant vers le nord, je fais halte à Sousse. Le centre-ville a été restauré et la médina grouille de vie. Je rencontre Ahmed. Il travaille comme assistant professeur en physique à l’université. Sa ville et ses plages, c’est son biotope. Nous nous retrouvons avec ses amis autour d’un thé. On mélange le français et l’anglais. On parle de politique, du droit des femmes, d’homosexualité,… Le monde n’a qu’à bien se tenir. La Tunisie de demain est là. Mais il y a du chemin à faire. Car pouvoir parler librement, c’est bien la seule chose qu’ait apportée la révolution. « Avant la révolution, on se faisait arrêter si on disait du mal de Ben Ali, la police était partout. Mais pour le reste, rien n’a changé. Il y a encore beaucoup de chômage et les politiciens s’en foutent », dit un ami. Ahmed confirme. Lui fait de la recherche en physique dans son laboratoire de l’université mais, faute de moyens, les résultats sont souvent obtenus dans d’autres pays qui profitent du savoir-faire tunisien… Les jeunes Tunisiens aiment leur pays mais ne le portent pas haut, faute de soutien de la classe politique. Des politiciens qui semblent avoir oublié que ce sont les Tunisiens qui ont changé le visage de leur pays en écartant la dictature du pouvoir. Seul espoir de voir changer les choses : le temps. Les Tunisiens que je rencontre savent que la liberté d’expression obtenue après une lutte acharnée est le début d’une autre histoire pour la Tunisie. En exemple, ils ont la Révolution française, qui n’a pas changé le visage de la France en quelques jours. Autour d’un thé vert, on s’accordera pour dire qu’il ne faut rien changer aux paysages de la Tunisie, ni aux Îles Kerkennah, ni au patrimoine artistique et culturel du pays. Et encore moins à l’accueil chaleureux que m’ont réservé les Tunisiens. Je me fais peu de souci à ce niveau-là.

NEDERLANDS

Na enkele honderden kilometers langs de Middellandse zee in Zuid-Italië kan ik zuidwaarts niet meer verder. Ik ben nog in Europa maar Afrika ligt plots dichtbij. Een nachtboot brengt me er naartoe, in Tunis, hoofdstad van Tunesië. Hier vond in december 2010 en januari 2011 de revolutie plaats. Massale manifestaties en protestacties tegen de hoge werkloosheid, tegen censuur en corruptie. Daarna kwam een einde aan het regime van Ben Ali, die meer dan 13 jaar lang Tunesië met een ijzeren hand leidde. Tunesië is al lang een toeristische bestemming bij uitstek voor zonnekloppers. Het land is bekend als « zo dichtbij en toch zo anders ». Dichtbij alleszins. Een nachtje slapen op de varende boot en ik ben er al! Zo anders eveneens. In de medina van Tunis, het historisch hart, voel ik me ver van huis. Des te beter. De medina bezoek ik te voet maar het moderne Tunis met zijn grote boulevards leent zich perfect voor een fietstocht. Het coloniale verleden is nog heel dichtbij. De architectuur in Tunis herinnert aan de aanwezigheid van de Fransen. De klokken luiden hier luider dan de muezzin vanop zijn minaret…
Meermaals vraagt de politie om mij te legitimeren, ze willen weten of ik een Rabbijn ben. Op zich is dit geen probleem, de ‘flikken’ wensen me hoe dan ook een fijn verblijf in Tunesië.
Opvallend is dat vrijwel niemand een lange baard draagt. Dat willen ze hier niet meer, verklaart een inwoner die zijn groene thee drinkt bij valavond. Hij, en waarschijnlijk alle Tunesiërs, willen weer veel toeristen zien aankomen. Tunesië was ooit een topbestemming. Door de aanslagen op onder andere het Bardo Museum, is het aantal bezoekers in Tunis drastisch gedaald.
De « Grand Sud », oftewel het zuiden van Tunesië, aan de rand van de Sahara, is nog maar enkele honderden kilometers verwijderd. Ik start mijn tocht doorheen Tunesië met de fiets. Aan de kust staan grote hotels waar maar weinig toeristen vertoeven. Het is laagseizoen een het toerisme ligt nog op een laag pitje.
Net zoals wanneer ik gemakkelijk op de boot stapte richting Tunesië, brengt een andere boot mij nu op de Kerkennah-eilanden. Voor 0,3 euro vaar ik er een uur lang over, ongeveer 20 km ver van de kust. De eilanden beschikken niet over een luchthaven en evenmin over zandstranden. Sinds enkele jaren echter komen de eerste toeristen de rust opzoeken. En de fietsers genieten van vlakke wegen tussen de duizende palmbomen. Her en der wordt de bouw van een reusachtig toeristisch complex aangekondigd, mét kunstmatige stranden. Of toch niet. De promotor is failliet gegaan. De vissers zullen er alvast niet om klagen. Het zal nog lang rustig zijn op Kerkennah, al is de sfeer onder de inwoners grimmiger geworden, sinds de revolutie.
Geleidelijk aan wordt het landschap dor en desolaat. In Douz, ook wel de poort van de Sahara genoemd, ontmoet ik Taha. Hij werkt in de lagere school en heeft veel fietsprojecten. Zo fietste hij met zijn 12-jarige zoon Tunesië rond. Met zijn fietsvereniging organiseert hij ook jaarlijks een festival waar reizigers elkaar ontmoeten (http://www.douztravelersfestival.com). Taha gelooft dat Tunesië een ideale plek is om elkaar beter te leren kennen. Gelijk heeft hij alleszins! Ik mag met hem en zijn vrienden mee voor een nachtje kamperen dicht bij de eerste duinen van de Sahara. We nemen de fietsen mee. En ook zetmeel om samen een « Saharabrood » te bakken. De rust en de sterrenhemel én de goede vrienden zijn de afgelegde 500 km vanuit Tunis meer dan waard!
De weg kronkelt verder richting Tozeur langs oases en dorpjes. De ‘Garde Nationale’ (die instaat voor de veiligheid van toeristen) onderbreekt mijn route echter en stelt me voor om de fiets op de pick up te zetten en in alle veiligheid naar Tozeur te gaan. Niet dat ik me onveilig voel in Tunesië, integendeel. Maar veel keuze is er niet. De agenten zijn echter gastvrij en bieden me zelfs aan even te stoppen voor een foto-moment.
De ruimte en prachtige landschappen zetten me aan om nog 4 dagen lang te fietsen in de Grand Sud. Rust, vriendelijke mensen, prachtige plekken om te kamperen in het wild,…alles waar ik zin in heb. De dorpen liggen echter ver van elkaar verwijderd. Veel voedsel en vooral water neem ik mee op de fiets. Automobilisten stoppen langs de weg om te vragen of alles goed gaat. Een melkboer stopt zijn vrachtwagen en biedt me verse melk aan. Anderen bieden me water en dadels aan. Zo ontmoet ik Ibrahim die instaat voor de beveiliging van de gasleiding voor een buitenlands bedrijf. De jongeman werkt van 8 tot 18 uur tot 25 dagen par maand. Maar net vandaag heeft hij 3 dagen vrijaf en hij stelt me voor om met enkele vrienden in Gabès vanavond uit te gaan. Hij en zijn vrienden spreken Arabisch, Frans en Engels en ze beseffen allemaal dat ze meer professionele mogelijkheden hebben in een groot bedrijf. Toch sluit niemand een carrière in het buitenland uit…
In Sousse ontmoet ik Ahmed, een assistent-professor aan de universiteit. Hij roept zijn vrienden erbij en we drinken samen een thee in de medina van Sousse. Over vrouwenrechten, homoseksualiteit en politiek praten we vrijuit. Dat was vroeger niet mogelijk! Voor de revolutie hing de politie overal uit en over de politiek mocht niet gepraat worden. Toch geloven de jongeren dat er niet veel gaat veranderen. Er is nog steeds heel wat werkloosheid. Vrije meningsuiting komt toch op, dat is al een goed begin. Zo blijven ze optimistisch: de Franse revolutie heeft het huidige Frankrijk toch ook niet in één dag geschapen, zeggen ze. We zijn het er allemaal over eens. Ook over de ruime landschappen en het rijk cultureel patrimonium van Tunesië: daar mag niets aan veranderen! Evenmin aan de gastvrijheid van de Tunesiërs… daar maak ik me nu weinig zorgen over!

ENGLISH

Cycling in Southern Italy means that once I will be as close as I can to the African shores. It’s a place where Europe meets Africa, where cultures mix and where people meet. Tunisia is only one night away with the ferry from the Italian harbour city of Salerno. Let’s go to Tunisia!
The Tunisian Revolution took place in December 2010 and January 2011. The population demonstrated and protested against the regime, the poor living conditions and the lack of freedom of speech. It led to the ousting of president Ben Ali.
Tunisia has always been a tourist destination but tourism dropped sinds terrorist attacks took place on a tourist resort and a museum.
Tunis, the capital is the perfect starting point for my cycling tour. The country prides itself as being different and close by for European tourists. In the Tunis’ medina however I feel miles away from home spiritually. Colours and sounds on the morning market. Let’s feel far away from home! The ‘ville nouvelle’ around the Avenue de France is the economical centre with colonial architecture, bars, and the cathedral.
Regular police controls on the streets of Tunis take place. The police often asks me the purpose of my travel. Locals in Tunis tell me that my long beard might be suspicious here. Indeed, I see almost no bearded men here. « A long beard is best avoided as it symbolises all the opposite of what we want: leaving peacefully and welcoming tourists again », says the old man. I feel welcome anyway, wether by police officers or by the locals.
Northern Tunisia is a mix of beaches, nice towns and millions of olive trees through which I easily find my way. I also take a boat to the Kerkennah islands some 20 km from Sfax. These islands have no airport nor natural beaches. For sure there is the potential to make more tourists visit the island by building infrastructure and beaches. It’s underway but already stopped as the real estate company in charge of a huge tourist complex went bankrupt. No extra jobs but nature is preserved…as long as petrol companies do not drill all the petrol nearby….
After leaving Kerkennah « le Grand Sud » or the southern part of the country with its sand dunes and arid landscapes is calling. Douz is the gateway to the Sahara where I meet Taha. He’s working in the elementary school and welcomes cyclists from around the world. He set up the first edition of the Travellers Festival (http://www.douztravelersfestival.com) in Douz to bring travellers closer and started a cycling association to promote cycling in the country. He and his friends take me and a German cyclist for a night out…near the desert. No disco nor beer here. Only songs, quietness, ingredients to bake bread and lots of stars above us. The perfect Saturday night out here.
Southern Tunisia and its friendly inhabitants make me want to start a tour on a self sufficient basis. One night will turn out in a police escort to the nearest hostel as the ‘Garde Nationale’ seems to care very much about the safety of the tourists. They will even stop the pick up to make some pictures of the sunset.
Locals too take care of cyclists on the small roads of the county. Im offered food and drinks by car drivers stopping to say hello and make sure I am fine. Ibrahim is one of these. He’s driving all day to check the facilities of a gaz company. He works 10 hours a day up to 25 days a months. He realises he’s well off working for an international company. But working abroad is still an option. He and his friends offer me to go for a evening out in Gabès. We all mix French and English as we speak while having a meal. No doubt, Tunisians make foreigners feel comfortable!
In Sousse I meet Ahmed, an assistant professor at the University of Monastir. Again, his friends quickly join us and invite me for a tour around the medina. This generation is not afraid of talking about women’s rights, homosexuality and politics. They tell me that before the revolution people got arrested when getting out the wallet about the president. « We now got freedom of speech but nothing else has changed », says a friend. Fortunately the youngster are aware that this small step towards freedom might be the next big step towards a sound economy and a fair political system. I can’t deny I feel pity to see that a country where the Arab revolution started is not yet carried by its population.
Cyclists shouldn’t wait to visit Tunisia. The country is rather flat and offers a variety of landscapes that suits everyone. Tunisians are still waiting for politicians that listen to them. But they can’t wait to welcome even the most interpit cyclists!

 

Cycling in Ukraine

 

Handmade in Kovel & shipped everywhere

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Stanislav and Elena 

(Scroll down for NL & ENG & gallery)

Stanislav et Elena sont des Ukrainiens russophones et habitent à Kovel, dans le Nord-Ouest de l’Ukraine. Ils ont 29 ans et fabriquent des accessoires de voyage pour vélos sous le nom de 7Roads (https://7rworkshop.jimdo.com). Du porte-gourde à la sacoche latérale pour les grands voyages en passant par le ‘saddle bag’, la sacoche à attacher sur la tige de la selle. Ils m’accueillent dans leur appartement et j’y découvre aussitôt leur bureau/atelier où tout se passe. Ils travaillent sur une table années 70, un peu griffée mais qu’importe. Ici, on crée et on vit avec ce qu’on a. Des croquis, des couteaux, des matériaux… et un ordinateur portable. Tout y est pour fabriquer eux-mêmes des articles qui transforment un vélo en bête de voyage ou de randonnée. Stanislav et Elena sont de la génération internet et savent comment s’en servir. Le matériau est commandé en ligne et livré chez eux; ils s’occupent ensuite de monter le produit. Ils font eux-mêmes les photos de leurs articles pour le site web. La vente et la communication se font via les réseaux sociaux. Tout sur le web… et pourtant ils fabriquent à la main. Pas d’usine ou d’atelier protégé, tout est fabriqué au moment où le client passe commande – le client qui est souvent un follower sur Instagram. À l’avenir, ils envisagent de faire leur premier petit stock pendant les mois d’hiver afin de répondre plus facilement à la demande croissante. En fait, Stanislav et Elena aiment leur train de vie car ils travaillent quand il y a des commandes et profitent des ballades à vélo quand le temps le permet. C’est le vélo qui s’adapte aux entrepreneurs et pas l’inverse. Il n’y a pas d’heure pour travailler, ils aiment fabriquer les accessoires qui se retrouvent sur les vélos partout dans le monde. Stressant ? Pas du tout ! Mais il faut être réactif : Stanislav garde les vélos quand je suis au marché avec Elena… et reste près de son portable pour répondre aux clients et à ses followers. Les deux ne vantent pas trop le « made in Ukraine » de leurs produits car, même s’ils se sentent bien à Kovel, ils iront peut-être vivre ailleurs pour de nouvelles aventures. L’essentiel reste la qualité « hand made », la proximité et le prix compétitif. Leurs mains qui fabriquent les produits sont flexibles et internet livre partout. Du moment qu’il y a du wi-fi… 7Roads, quand le web livre du fait-main. L’internet qui tue le petit commerce ? Pas vraiment. C’est à pied qu’ils vont acheter le pain au centre-ville. Le petit magasin de vélos pas loin a tout ce qu’il faut pour dépanner quand la bécane a besoin d’une réparation urgente. Helen m’assure qu’il n’y a rien de plus agréable que la balade en ville. Avant de lancer 7Roads, mes hosts habitaient à Kiev et Stanislav travaillait chez un marchand de vélos. Il réparait volontiers des vélos mais ne supportait plus le bruit des avions et de la circulation. À première vue, on gagne plus dans une ville selon lui. Mais une bonne partie de l’argent repart dans des choses qui ne rendent pas la vie plus belle : les loyers plus élevés, la voiture, des cours pour apprendre à gérer le stress… La ville de Kovel n’est pas très grande. Le jeune couple n’a pas de voiture et passe les week-ends essentiellement à vélo, au grand air, pour découvrir de nouvelles routes cyclables et tester leurs produits. Le train leur convient très bien quand ils vont voir des amis dans d’autres villes du pays. Les créateurs de 7Roads me montrent leur ville à vélo et me donnent des indications pour des nuitées dans un parc national de la région. Des lieux que seuls les amoureux de la nature connaissent. Stanislav et Elena ont déjà visité l’Europe à vélo pendant trois mois. La durée maximale d’un séjour avec visa touristique. Ils verraient bien l’Ukraine intégrer l’Union européenne mais il faudra d’abord faire le ménage dans la politique intérieure du pays. Une classe politique qui oublie ces Ukrainiens qui veulent faire avancer leur pays. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ça qui empêchera 7Roads d’être partout.

NL Stanislav en Elena wonen in Kovel, een stadje dichtbij de Poolse grens. Beiden zijn 29 jaar oud en hebben enkele jaren geleden 7Roads opgericht (https://7rworkshop.jimdo.com). Een eigen merk voor allerlei fietstassen en artikelen om met de fiets te reizen. Zowel een flessendrager als de grotere reistas maken deel van het assortiment. De speciale zadeltas die rechtsreeks aan de zadelstang wordt aangehecht hoort daar ook bij. De twee Russisch sprekende Oekraïners wonen in een huurappartement in het centrum van Kovel. Hun woning is tevens hun kantoor en hun atelier. Ze tekenen het ontwerp op een computer en bouwen de tassen zelf…in de living. Stanislav en Elena zijn geen entrepreneurs pur sang. Wel fietsen ze elke dag en weten wat de huidige fietser van een fietstas verwacht. Het internet heeft voor hem geen geheimen. Op de fabricatie na gebeurt alles online: de promotie, de bestellingen, de prospectie. Uiteraard bestellen ze online al het nodige materiaal om de 7Roads-artikelen te vervaardigen. De klanten zijn eerder followers op sociale media. Zij bestellen ook online. Stanislav weet wel dat het snel moet gaan. Hij laat zijn gsm nooit los. De klant stelt een vraag en hij verwacht een antwoord binnen enkele minuten. Hun leitmotiv blijft snelheid, kwaliteit…en steeds met de hand gemaakt. De vraag groeit evenwel en voor het eerst zal er in de winter een kleine stock aangemaakt worden met de meest verkochte artikelen. De « digital makers » vrezen niet voor de verdwijning  van buurtwinkels. Artikelen die via het internet verkocht worden zijn haast niet meer in gewone winkels te verkrijgen en andersom. Ook zij wandelen vaker naar de fietswinkel voor herstelstukken of naar de bakker voor vers brood.
In hun vorig leven woonden Stanislav en Elena in de hoofdstad Kiev. Stanislav werkte er als fietshersteller. Een toffe job, maar het lawaai van de vliegtuigen boven de stad en de auto’s in de stad werd hem snel te veel. 7Roads brengt hen nog niet veel op maar in Kovel is het huren van een flat betaalbaar. Er zijn evenmin een auto of yogalessen nodig. Het leven is hier gewoon rustiger en de trein brengt hen naar andere steden als het moet. Hun vrije tijd wordt bepaald door de vraag naar artikelen maar dat is geen probleem. Hun passie is fietsen en de fiets past zich aan. Ze verkennen de streek rond Kovel, op zoek naar nieuwe fietsroutes. Steeds met 7Roads producten om die aan in de reële omstandigheden uit te testen.
De oprichters van 7Roads nodigen mij uit voor een fietstocht door de stad Kovel. Ze geven mij ook tips voor een overnachting in een nationaal park dat niet bekend is. Stanislav en Elena hebben reeds drie maanden lang door Europa gefietst. Langer gaat niet met een toeristisch visum. Voor hen kan Oekraïne niet snel genoeg bij de Europese Unie toetreden maar veel hoop is er niet. Het huidige establishment in Kiev heeft andere prioriteiten. Fietsen kent echter geen grenzen. Dat geldt ook voor 7Roads.

ENG Stanislav and Elena, both 29 years old Russian-speaking Ukrainians live in Kovel in northwest Ukraine. Together they make bike accessories called 7Roads (https://7rworkshop.jimdo.com). All hand made. The range of products includes gourd holders, paniers and saddle bags.
They welcome me in their apartment while I’m cycling from the Polish border to Kiev. The flat is the head office of 7Roads. Where it all starts. Sketches, knives, materials, … and a laptop. Everything is there to make their own items to turn a bike into a travel companion. Stanislav and Elena have two main tools: their hands to make their products and the internet to get them everywhere in the world.
The materials for 7Roads items are ordered on internet and delivered at their home. Stanislav and Elena design the items and start the production when someone orders. This is seldom a client and rather a follower on Instagram. The future looks bright for 7Roads but the hard work is not finished yet. Next winter they plan to have their first small stock in order to comply with the growing demand. Still handmade however.
The young entrepreneurs do have spare time when they are no orders. A 9-to-5 job is everything but what they want. This being said, the bike is never far away to discover new cycling roads in the region of Kovel and to put 7Roads items to proof.
They know how to be responsive to customers’s demand anyway. While I’m walking around the marketplace with Elena, Stanislav don’t got his hands off his mobile as he is answering to followers. The leitmotiv remains handmade products delivered everywhere at a fair price.The internet allows them to be quick and responsive, their hands allows them to be flexible. Therefore there are not a small business competitor nor a killer. The local bike store helps them finding the right repair tools for the bike. A quick walk to the local store for fresh bread appeals more than a Saturday excursion to shopping malls. It’s a way of living.
Stanislav and Elena used to live in Kiev and Stanislav worked as a bicycle mechanic. Repairing bicycle definitely made him happy but city chaos quickly made him wanna move to healthier places. At first glance, it seems easier to make more money in a big city. But a lot of money goes into things that do not make life more relaxing: higher rents, a car or yoga classes to destress. The two young Ukrainians I meet in Kovel take it from the other side. A life in a small town with no car and no stress is way more fun. Trains are slow in Ukraine but they do get them to other towns if needed. Stanislav and Elena show me around by bike in Kavel and they know where to sleep in Cheremsky National Park. Their travel tips are the guarantee for the best outdoors adventures ever!
Stanislav and Elena already visited Europe by bike for three months as it is the maximum stay with a tourist visa. Ukraine could never join the European Union quickly enough to bring more stability. For sure politicians in Ukraine don’t have bike industry nor cycling tourism on their list of priorities. This won’t stop 7Roads to be on more bikes soon.

Baltic Living (4/6)

Intars

Intars at home in Riga

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Je rencontre Intars chez un réparateur de vélos à Riga. Intars est un ancien joueur de football professionnel mais chez lui on trouve plus de vélos que de ballons ronds. Depuis quelques années, il travaille comme DJ dans un bar d’un quartier branché de Riga. Intars, c’est de la musique dans les oreilles et les pieds sur les pédales. Il rêve que sa musique le mène un jour à Berlin dans les grandes discothèques, mais il doit encore produire plus. Son vélo le mène partout où il veut: au Royaume-Uni en 2016. Son prochain voyage sera en Belgique et aux Pays-Bas pour y faire jusqu’à 150 km par jour. Je découvre son quartier à l’est de la vieille ville de Riga. Les touristes à la recherche d’architecture s’y mêlent avec les gens du coin. Et ils ont raison: en suivant la caténaire des trolleybus, on découvre absolument tous les styles architecturaux et un quartier animé où Intars fait battre les tympans. C’est facile, il n’y a qu’à lever la tête et ouvrir les oreilles.

NEDERLANDS Ik ontmoet Intars in de fietswinkel in Riga. Hij is net als mij op zoek naar wisselstukken voor zijn fiets. Vorig jaar fietste hij in het Verenigd Koninkrijk en dit jaar door de Benelux-landen waar hij tot 150 km per dag aflegt. In het appartement van de ex-profvoetballer zijn meer fietsen en muziekinstallaties te vinden dan voetbalmateriaal. Intars werkt nu als DJ in een bar in de trendy buurt ten oosten van Riga. Voor mij de ideale gelegenheid om het andere Riga te ontdekken. Hier komen toeristen en inwoners voor de café’s en de leuke winkels, ver weg van de grote ketens. De architectuurliefhebbers komen ook aan hun trekken.  Vrijwel alle stijlen zijn zichtbaar vanaf begin 20e eeuw tot 1970.  Op en top Riga!

ENGLISH

Intars enters the same bike shop in Riga where I need to be for some repair tools. He’s getting his bike ready for his next bike trip throughout Belgium and the Netherlands where he plans to cycle up to 150 km a day. As a DJ, he hopes to make a big noise here to be played in the Berlin music scene. The former national soccer player lives in a trendy neighbourhood where locals and tourists mix in one of the bars and café’s. The trolley bus lines guides me through Riga’s Eastern part with diverse architectural specifications and local shops. Riga, my treat for my eyes and my ears.

 

 

 

Baltic Living (3/6)

Vita

Vita in Rezekne

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Vita habite à Rezekne dans l’est de la Lettonie. Elle vit dans ces blocs à appartements qui caractérisent tant le passé communiste. Mais on ne s’ennuie pas avec Vita dans la ville proche de la Russie. J’y suis accueilli par sa sœur et un ami qui m’emmène au festival de musique de la ville. On y danse sur les beats de Musiqq, le groupe poprock letton et on se sent tout de suite très bien! Vita travaille pour World-OurHome (www.worldatourhome.com), une association qui promeut la citoyenneté européenne et le multiculturalisme chez les jeunes. Elle voyage souvent dans le cadre d’échanges avec des Européens au sein de l’Union européenne. 
La ville de Rezekne n’est pas inconnue des amateurs de spectacles. Le nouveau centre culturel GORS qui a été rénové avec des fonds européens dispose d’une salle de spectacles avec la meilleure acoustique du pays. L’Europe est partout à Rezekne.

NEDERLANDS

Rezekne ligt in het oosten van Letland. Vita woont in die eindeloze oostblok-achtige grijze appartementsgebouwen. Droevig allemaal? Verre van! Ik leg mijn fiets in de kelder en we zijn meteen weg naar het zomerfestival buiten de stad.
Vita werkt voor World-OurHome (www.worldatourhome.com), een vereniging die Europese burgerschap onder jongeren promoveert. Ze reist vaak door Europa voor uitwisselingsprojecten. Rezekne mag dan wel in het Oosten van Letland gelegen zijn, de stad straalt vernieuwing uit. Met Europese fondsen werd het cultureel centrum GORS gerenoveerd en het beschikt nu over de beste akoestiek van het land. Europese steun voor meer luisterplezier.

ENGLISH

Vita lives in the Eastern Latvian city of Rezekne. She owns an appartement on one the numerous Soviet-style buildings not far from town. Might sounds boring but it’s not! My bike helps me tracing Europe’s history and Vita gives me the chance to experience it even more. She and her family invite me to the local music festival where the folk dance on the beats of Musiqq, the national pop star. Vita works for Word-OurHome (www.worldatourhome.com) that promotes European citizenship amongst youth trough exchange programs.
The city of Rezekne is known for its cultural centre who was refurbished with EU funds to give it the country’s best acoustics. Shh, listen.

Baltic living (1/6)

Jaan

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Jaan vit près de Hapsaalu à l’ouest de l’Estonie. Jaan est un bon vivant: il fabrique de la bière artisanale qu’il vend aux gens du village. Son potager et son poulailler lui procurent pratiquement tout ce dont il a besoin pour se nourrir. On mangera plus que bio. Jaan était réparateur de vélos avant qu’un accident de voiture ne lui fasse perdre la vue d’un œil. Il ne roule plus guère ni en voiture ni à vélo mais sa mobylette l’emmène en Suède et en Finlande. Et l’aventure continue: il accueille des cyclistes de passage en l’absence de sa femme et de son fils qui sont en vacances. 
Forcément, je goûterai ses bières et malgré une pluie d’été on se retrouvera autour du barbecue avec les autres cyclistes: des amis français qui suivent leur route60 en Europe et des Canadiens qui ont tout compris: toute la famille sur deux tandems à travers les pays baltes et la Scandinavie. Je fais même un selfie de toute la bande…

NEDERLANDS

Jaan woont in de buurt van Hapsaalu in het westen van Estland. Oorspronkelijk is hij fietshersteller maar door een auto-ongeval heeft hij het zicht in het rechteroog verloren. De auto blijft nu vaak in de garage maar zijn brommertje voert hem nog door de Scandinavische landen… een kerel die niet weet van stoppen.
Zijn moestuin en kippen leveren hem bijna alles wat hij nodig heeft om zich te voeden. Verder brouwt hij zijn eigen bier die hij aan de buurtbewoners verkoopt én met de wielertoeristen deelt. Want fietsen blijft zijn passie en als zijn vrouw en kind in de zomer op vakantie zijn, stelt hij zijn boerderij open. Tussen de regenbuien door slagen we er toch in om een barbecue te organiseren met een stel Franse vrienden die op hun beurt Europa per fiets ontdekken en een Canadese familie die Noord-Europa met tandems doorkruist. We keuren Jaan’s bier meteen goed…

ENGLISH

Jaan lives near Hapsaalu, western Estonia. He used to work as a bike mechanic but he’s lost the use of one eye in a car accident. He has never stopped exploring the Baltic states and  Scandinavia ever since. But on his moped.
His vegetable garden and his chickens give him almost everything he needs to live with the exception of beer that he brews himself and sells to the local community and shares with bike packers. In summer his farm tend to look more like a rural camping site. The perfect place for a barbecue with French bike travellers and a Canadian family on their tandems. We eat locally grown vegetables and drink locally brewed beer. It’s not just a camping, it’s Jaan’s place and everyone’s home for a night!

Russia without cycling lanes

Cycling in the Baltics

L’Estonie en capitale, avec le E d’Europe

Tallinn Old Town

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Une courte traversée en bateau me mène d’Helsinki à Tallinn. Cette « petite » capitale étonne par son dynamisme. Le port pour les bateaux de passagers est tout proche de la vieille ville. Ça tombe bien. La vieille ville est entièrement rénovée et ne se limite pas à quelques rues. Dès 1966, la vieille ville devient une zone de conservation, la première en URSS! Des villes hanséatiques, on retient surtout les bâtiments aux briques rouges. Tallinn est cependant une des rares villes dont les bâtiment médiévaux ont été conservés, tel l’hôtel de ville. Certaines rues du centre sont interdites même aux vélos. Le piéton y règne en maître et l’ambiance y est bon enfant.
A quelques kilomètres du centre, on arrive à Kalamaja, l’ancien quartier des pêcheurs et des ouvriers ensuite. La combinaison de maisons en bois et des anciennes usines et on devine déjà la suite: des cafés trendy et des entrepôts prisés par la scène artistique.
C’est la gaypride en ce samedi de juillet: on célèbre les différences. On craignait des perturbateurs à la fête mais il ne seront que quelques-uns cette année. Bien moins que le nombre de drapeaux arc-en-ciel dans les rues. Mais aussi des drapeaux européens car l’Estonie préside le Conseil européen pour six mois. Tallinn la hanséatique, l’européenne et ouverte a tout d’une grande ville.

NEDERLANDS

Een korte oversteek vanuit Helsinki en hier is Tallinn. Van de boot naar de oude stad in nog geen 2 minuten. De stad is niet groot maar het oude stadsgedeelte is volledig gerenoveerd. Bijna te blinkend. Renoveren is niet nieuw: Tallinn was de eerste stad van de Soviet-Unie die vanaf 1966 gerestaureerd zou worden. Geen rode bakstenen gebouwen die we gewoon zijn in de handelssteden rond de Baltische Zee. Tallinn heeft nog middeleeuwse gebouwen zoals het stadhuis. De fiets moet aan de kant in sommige straten. De auto’s ook.
De oude arbeidersbuurt Kalamaja is aan zijn gentrificationproces begonnen. Trendy bars rijzen er als paddestoelen uit de grond en de artistieke wereld heeft haar intrek genomen in de oude pakhuizen. Met de fiets ben je zo weer weg uit die bekende buurten. In de periferie heeft het communistisch regime ook zijn sporen achtergelaten…Dat architecturale melting pot bevalt me. En de sfeer ook. De regenboogvlaggen voor de gaypride wapperen naast die van de Europese Unie. Estland is voorzitter van de Europese Raad. Klein maar fijn Tallinn? Jazeker, Baltisch en Europees erbovenop!

ENGLISH

Tallinn is only 2 hours away  by boat from Finland. It’s Estonia capital and the ideal place to start cycling down the Baltic states. Tallinn is a Hanseatic city but unlike the other cities the typical red brick buildings are missing. Tallinn has a superb refurbished medieval city centre. Renovating buildings is not new as the city was USSR’s first conservation area as from 1966. The old town and its medieval architectural highlights are shining as if they were brand new. It goes without saying that cars are not allowed in the cobble stoned streets but bikes are not allowed neither. Let’s have a walk and get as far as Kalamaja: the trendy neighbourhood is now a heaven for the artistic scene. However, the weight of the colonial past is never far behind: Soviet symbols and buildings are still visible all over the city from petrol stations to residential buildings. Nor is the future: I visit Tallinn during the annual gaypride and during Estonia’s 6 months presidency of the European Union. Tallinn celebrates all kinds of freedom.