Green Hotel

(Scroll down for NL & ENG)

Sur Route60, longue de 10 740 km déjà, j’aurai souvent dormi par terre, dans ma tente, ou sous les étoiles. Là où je voulais. « Tu n’as jamais eu peur ? » me demandera-t-on souvent à juste titre. Eh bien non, je n’ai pas eu souvent peur.
Dormir chez Dame Nature, c’est tout d’abord la liberté de choisir son espace réduit – je n’ai besoin que de la superficie de mon corps couché au sol – pour profiter de l’immensité du monde pour dormir et ce, des forêts scandinaves aux plaines d’Ukraine. Dame Nature m’y accueille à bras ouverts mais il est vrai que des conditions s’appliquent. On se fait petit, on respecte les lieux, on ne fait pas de bruit. Le règlement est facile à respecter. Dame Nature m’enverra des visiteurs (des écureuils, des hiboux, des faons, des chauves-souris) pour me rappeler que je ne suis pas tout seul. Dame Nature éteindra la lumière doucement pour aider l’organisme à trouver le repos bien mérité. Parfois, elle coupera la 4G. Les ondes n’atteindront ni le téléphone portable ni le cerveau. Les mails attendront, le sommeil sera plus profond. Le matin, le chant des oiseaux et les couleurs changeantes rappellent qu’il faut tout doucement se réveiller. Certains complexes touristiques de luxe imitent ces chants et ces reflets de couleurs dans leur établissement. Sur Route60, tout est là et c’est gratuit. Il faut simplement créer son propre espace de liberté et de repos.
Dans bon nombre de pays, dormir dans les forêts est interdit, une loi contre nature ! Chaque nuit sera un petit secret que Dame Nature se fera un plaisir de garder. On dort donc en toute illégalité, en pleine liberté et en toute sérénité, proche de la terre. On sent le monde bouger sans être dérangé. L’hôtel est ouvert toute l’année et on ne compte pas le nombre d’étoiles : il y en a infiniment beaucoup.

NEDERLANDS

Een goede slaapplek op Route60 vinden, is geen probleem. Ik kampeer vaak ‘in het wild’ in mijn tent of onder de sterrenhemel. ‘Niet bang?’ is een vaak gestelde vraag. Terecht. Maar nee, er is geen reden om bang te zijn bij Moeder Natuur. Integendeel. Dat geeft me een gevoel van vrijheid. Ik slaap waar ik wil. Er is tenslotte een zeer kleine ruimte nodig  (de oppervlakte van mijn éénpersoonstent) om van de immensiteit van mijn kamer te genieten. Ik slaap lekker in de wouden van Scandinavië tot in de bossen in Oekraïne.
Een heerlijke nacht bij Moeder Natuur heeft wel z’n prijs. Er is absolute rust vereist en het afval dient zelf opgehaald te worden. Als bezoeker vond ik steeds de rust die ik zocht. En ik was niet altijd alleen. Geregeld komen er eekhorens, vleermuizen en herten langs.
Voor een goede nachtrust wordt het licht langzaam uitgedoofd. ’s Morgens zingen de vogels om iedereen eraan te herinneren dat het tijd is om op te staan. En zeggen dat sommige luxe resorts het ‘natuurlijk licht’ in hun betonnen structuren imiteren…
De GSM-verbindingen zijn soms niet mogelijk. Mails versturen zal voor morgen zijn. Een goede nachtrust is nu nodig!
Slapen « in de natuur » is in vele landen verboden. Of hoe wetgeving onnatuurlijk kan zijn. Moeder Natuur zal het alleszins niet verklappen. Het wordt een rustgevende nacht, beloofd. In de bossen, op het strand, in de weide… er is een perfecte kamer voor iedereen. En steeds met een fietsparking, als dat geen luxe is!

ENGLISH

Finding a sleeping spot on Route60 will never be a problem. My tent, my sleeping bag and mat easily fits in the bike paniers. And off I go into the wild. Im often asked if I’m not afraid to go wildcamping. It’s hard to find a reason to be afraid of. Let’s start with the feeling of freedom Mother Nature give me when I look for the best sleeping location. Once the tent is pitched, it’s about me and the world…or not. Fawns, bats and squirrels often say hello and welcome!
Some rules apply however. A good guest keeps it quiet during the stay and keeps it clean when leaving. Just like everywhere. Mother Nature helps me sleep better by switching off the light slowly. Sometimes she suspends all mobile connections. Let’s be connected to nature only! Early mornings are straightforward at Nature’s hotel. Birds are singing and bees are flying, it’s time to wake up. Colours are changing. Open your eyes. Nature is setting new standards some luxury resorts try to imitate with ‘natural lightning’….
Unfortunately, sleeping in a tent into wild is officially forbidden in lots of countries. Nature doesn’t sound natural to politicians yet. Never mind. Sleeping under the stars will be Nature’s best secret. A secret that makes my day.

Meet the world in Genoa

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A labyrinth city. Built to keep the invaders away.

(Scroll down for NL & ENG & pictures)

Gênes, c’est la ville qui m’accueillera en premier sur le continent européen après ma virée en Tunisie. J’arrive par bateau la nuit et c’est sans doute la plus belle façon d’arriver à Gênes. La ville glisse doucement devant mes yeux dans un calme étonnant. Gênes, c’est d’abord un grand port italien et la capitale de la Ligurie. Elle est bien moins prisée des touristes que par exemple Rome et Venise. La littérature m’apprend que la ville a le plus grand centre historique d’Europe. Visite.
D’abord, ce fameux centre historique. C’est vrai qu’il ne se limite pas à quelques ruelles piétonnes bordées de magasins de souvenirs. Le centre de Gênes, c’est tout simplement tout le centre historique ! Avec des magasins, mais aussi des bars, des restos, des artisans, des agences de transport qui trouvent un toit dans le labyrinthe du centre où même un vélo ne passe pas ! Gênes, c’est toute l’animation d’une grande ville portuaire qui n’a pas d’heure de fermeture. Ce sont des tribus de quartiers et des quartiers de tribus. Quand les uns partent, les autres arrivent de partout. Sauf que, il n’y a pas (encore) de quartier « touristique » ou « hipster » ou « branché » ou que sais-je. On est Génois à Gênes !
Ensuite, il y a le patrimoine culturel. Bon nombre d’églises et d’édifices artistiques se trouvent dans le centre historique qui – rappelons-le – est le plus étendu d’Europe. Un grand centre historique au grand patrimoine. En fait, il ne faut que quelques centaines de mètres pour traverser les siècles.
Enfin, Gênes a aussi la particularité de disposer d’un immense viaduc qui envoie les voitures au-dessus du vieux port et qui défigure les bâtiments construits ultérieurement. En effet, comme partout, la voiture règne en maître dans les années soixante et il faut absolument mener tout le monde d’un bout à l’autre de la ville en voiture. La « Soprelevata » est inaugurée en 1965. Pensée simpliste du tout-à-la-voiture, résultat bien décevant. Le viaduc ne résout pas les problèmes de mobilité de la ville. Sans parler de la laideur de son concept. De plus, elle coupe le port de la vieille ville. Et c’était pire avant car jusqu’à la rénovation de 1992 (l’année des 500 ans de la découverte de l’Amérique), les poutres étaient reliées entre elles par un mur ! Aujourd’hui on peut marcher en-dessous de la voirie et admirer les œuvres street art sur les poutres. On respire un peu. Cela dit, cette autoroute urbaine fait tellement partie du tissu urbain qu’on pourrait, avec un peu de bonne volonté, lui accorder du charme… en attendant sa démolition. On regrettera en revanche le manque de volonté criant à mettre plus de pistes cyclables dans une des plus belles villes d’Europe. Mais Gênes est unique de par sa conception et questionne notre mode de vie. C’est sans doute ce que j’aime le plus dans une grande ville et ce que j’adore à Gênes.

NEDERLANDS

De boot uit Tunis komt rond middernacht in Genua aan. Zo hoort men eigenlijk voor het eerst in een havenstad aan te komen. De Italiaanse kunst- en havenstad verwerkt jaarlijks miljoenen tonnen vracht in de haven. Op toeristisch vlak staat de stad ver achter pakweg Rome of Venetië voor wat betreft het aantal toeristen. Nochtans beschikt Genua over het grootst historisch centrum van Europa. Dit nogal onduidelijk begrip verwijst naar de oppervlakte van het labyrint van oude steegjes in the centrum van de stad. Ik besef maar al te goed dat het hier om meer dan twee oude steegjes met een souvenirwinkel gaat. Het centrum van Genua is éénvoudigweg het historisch centrum van de stad. Hier mengen toeristen zich met de inwoners die wonen en werken en uitgaan. Vergeet het « uitgangsbuurt » of de « hippe wijken ». Er is maar één buurt, de oude buurt met mensen van overal! En hier bevindt zich een kunstpatrimonium dat andere wereldsteden het nadenken geeft. In één dag wandelde ik door de eeuwen heen.
Genua mag dan wel een wereldhaven zijn. De stad heeft het maar moeilijk de haven naar zich toe te trekken. De « Soprelevata » is een soort ringweg die in 1965 aangelegd werd om volgens de mobiliteitstheorie van toen zoveel mogelijk auto’s rond de stad te krijgen. Aan duurzame mobiliteit werd toen niet gedacht. Aan esthetica evenmin. Deze speedway raakt net niet de Renaissance gebouwen en zet de enkele kilometers fietspaden in de schaduw. Jammer.
Maar de Soprelevata maakt deel uit van de stad. Sinds de renovatie in 1992 kunnen de wandelaars eenvoudigweg wandelen van de stad naar de haven omdat de muren die de steunpilaren verbonden, afgebroken zijn. En de streetartists zorgen voor kunst op de grijze pilaren. Parijs, Londen en Rome al gezien? Wel, Genua is een kunststad, een havenstad én een grootstad. Onverwachts.

ENGLISH

Genoa is still off the beaten tracks for mass tourism. Vessels from around the world know the way to its port. And I’m fortunate enough to be on one of those calling from Tunis. Arriving by boat in Genoa is the logical way to get there. Genoa offers as much artistic and architectural treasures as other big cities but it’s not yet a citytrip destination. The ones taking time to visit will be rewarded with the most extended historical centre in Europe. Don’t expect a few cobblestoned streets full of souvenir shops here. Genoa prouds itself to be « more than this ». Some streets are so narrow and steep I choose to leave the bike behind. Let’s have a walk through history! The history of Genoa spans the centuries and guides the retina through it with superb Renaissance Palazzi and Barok churches! And I don’t feel like a tourist, Im Genovese as I walk in the old center where locals work and play. The city has no hype neighbourhoods yet. All you need, from bars to tourist attractions are all spread over the old town.
I walk under the « Soprelevata » to visit the harbour. This viaduct cuts off the city from the harbour. I can barely imagine that walls linked the beams together till 1992. The aim of this urban highway was not to protect the city from invaders but to let as many cars around the city. It feels like it is now part of the urban landscape that shapes the skyline. Street artist now take care of decorating the gray beams. Whatever one may think about city shaping, Genoa is the city that makes people think about the way we live. It’s not Paris nor London. It’s more than that.

Albania like no other

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Northern Albania

(Scroll down for NL & ENG & video/gallery)

L’Albanie était hermétique jusqu’au début des années 90. Le pays communiste ne fait pas comme les autres pays de l’Est. Ce ne sera pas un état satellite de l’URSS, avec laquelle elle rompt tous les ponts. L’Albanie quitte même le Pacte de Varsovie en 1968. L’Albanie ne veut pas de contacts avec son voisin, la Yougoslavie, qu’elle estime trop modérée. Et encore moins avec son voisin du sud, la Grèce, qu’elle soupçonne d’ambition territoriale. Cette Albanie-là, c’est celle d’Enver Hoxha, le chef du gouvernement qui lance sa politique de stalinisme dur. Personne ne rentre en Albanie… et personne n’en sort. Pour défendre le petit État, le leader mégalomane fait construire des milliers de bunkers éparpillés sur tout le territoire : à la campagne, dans les villes, partout. Et ce avec un seul but : la défense du pays par la militarisation du peuple. Les habitants des campagnes « surveillent » à tour de rôle les plaines et les montagnes dans les petits bunkers reliés par radio aux grands bunkers, habités, eux, en permanence, par des commandants. Cette « bunkerisation » a ruiné le pays tout entier. Quelques kilomètres après le poste-frontière, j’aperçois les premiers bunkers sur la plage. Ils n’ont pas encore été rénovés et ne le seront peut-être jamais. Dans les campagnes, les minarets et clochers d’églises ne sont jamais loin les uns des autres. Les villages ne se ressemblent pas. Première halte à Shköder. La ville est « multireligious », comme on dit ici. Y vit une grande population catholique et musulmane. La ville a son quartier historique, ses petits commerçants, ses marchés matinaux, ses bars à vin et à chicha. L’Albanie m’accueille à bras ouverts ! Étonnamment, le pays compte beaucoup de cyclistes et de grosses cylindrées. Il n’a pourtant aucune usine automobile ni d’infrastructure cyclable. Ça doit être l’économie de l’extrême…
Tirana, c’est le centre névralgique de l’Albanie. Le centre culturel et économique, et une grande ville européenne. On pourrait se croire à Athènes, à Sofia, à Istanbul, voire plus à l’est. Il fait bon rêver à Tirana. Le soir, elle se transforme en place M’as-tu-vu. Dur dur de trouver son quartier préféré pour sortir quand tout le centre-ville est rempli de bars, de bistrots et de restaurants. Tirana vit. Et pour se promener, il y a la place Skanderbeg, devenu piétonne il y a peu, avec la nouvelle mosquée en construction à deux pas. Tirana respire. Le bunker, un de plus, qu’avait fait construire le régime cinglé à côté des bureaux du parti pendant l’ère communiste-staliniste, a été transformé en centre d’exposition. Tirana bouge. L’architecture « brutaliste » du dernier régime autoritaire est omniprésente. Tirana intrigue. L’aventure albanaise continue vers le sud. Loin des grands axes nord-sud. Je me perds sur les routes de campagne dans les hauts plateaux. Un peu d’« off road » ne me déplaît pas, même si le vélo est mis à rude épreuve. Camping sauvage, rencontres avec les villageois et les bergers, les petits-déjeuners sur la place du village… On se sent bien en Albanie. La côte du sud du pays annonce déjà la Grèce. Les villages perchés, la mer turquoise, les oratoires le long des routes, c’est la face méditerranéenne de l’Albanie. Mais ne nous trompons pas, l’Albanie est uns des pays les plus pauvres d’Europe avec un fort taux d’émigration. Comme de nombreux pays européens, c’est l’histoire qui les rend culturellement si riches. L’Albanie a été vénitienne, ottomane, stalinienne,… Il y a encore beaucoup d’histoires à ne pas oublier et de patrimoine à restaurer. En 1984 encore, le staliniste Enver Hoxha déclarait la République Populaire d’Albanie « fermée aux ennemis, aux espions, aux touristes hippies et autres vagabonds ». Aujourd’hui, l’Albanie est plus que jamais ouverte aux cyclistes nomades.

NEDERLANDS

Albanië is tot in de jaren 90 Europa’s meest gesloten land: niet toegankelijk, noch voor toeristen, noch voor zakenreizigers. Na WOII wordt Albanië een communistisch land maar net als zijn buurland Joegoslavië, wordt het toch geen satellietstaat onder leiding van Moskou. In tegenstelling tot Joegoslavië echter, kiest Enver Hoxha, leider van de regering, voor de harde hand afkomstig uit het stalinisme: niemand mag het land binnen en niemand verlaat het land.
Dat vergt infrastructuur. Hoxha laat in Albanië duizenden bunkers bouwen, in de steden en op het platteland. Zo verdedigt het volk het vaderland. Het zijn inderdaad de burgers die vanuit de kleine bunkers de buurt bewaken tegen invallers. Die kleine bunkers zijn via radio verbonden met grotere bunkers, die door de commandanten bewoond zijn. Het bouwen van de bunkers kost handenvol geld, dat dus niet aan wegen of huisvesting besteed wordt. Het land verarmt. Zo zie ik langs de weg net na de grenspost reeds de eerste bunkers. Van verwijdering of renovatie is er blijkbaar geen sprake.
Via de hoofdweg rijd ik langs bunkers afwisselend met kerken, moskeeën en dorpen. Shköder is de eerste agglomeratie op mijn weg. Hier leven moslims en orthodoxe Albanezen naast elkaar. De stad heeft een oude stadskern en het krioelt van kleine handelaars, vakwerkers, markten, wijn- en chichabars. Centraal in het land ligt Tirana, de hoofdstad. Ook hier heerst er een geweldige sfeer. De grote invalswegen versmallen naarmate ik het centrum nader en de sfeer wordt intenser. Opvallend is de architecturale mix van de stad, zoals rauwe betonnen appartementsgebouwen naast de nieuwe moskee in aanbouw. Het strakke operagebouw uit de 50er jaren met de fresco van de revolutie. Ik bevind me op de Skanderbegplaats, dé plaats waar het allemaal begon in Albanië: de revolutie tegen het regime die zich uitbreidde tot het hele land. Nu is het plein een voetgangerszone. De donkere geschiedenis is zichtbaar én tastbaar: een bunker, voormalige schuilplaats voor de megalomane ministers, herbergt thans een cultureel centrum.
Vanuit het noorden doorkruis ik Albanië naar het zuiden toe, waar kleine veldwegen meer en meer de grote wegen vervangen. Dat gaat langzaam want de fiets is zwaar beladen…ik neem de tijd. Tijd om in de velden wakker te worden, de herders te begroeten, een stevig ontbijt in het nabijgelegen dorp te benuttigen. Zo kan het ook in Albanië.
Zuid-Albanië lijkt al eerder op Griekenland. Hoe afwisselend kan een klein land zijn! Nu zijn het witte dorpen, verlaten stranden en orthodoxe kapellen op de weg. De bunkers herinneren er toch nog aan, dat dit wel Albanië is!
Het land lag achtereenvolgens onder Venetiaans, Ottomaans en communistisch bewind, een rijke geschiedenis dus voor de Albanezen maar velen onder hen zoeken toch elders een beter leven, voornamelijk in Duitsland. Albanië is nog steeds één van de armste landen in Europa. Welvaart is nog ver weg maar we mogen het gesloten land vergeten. Albanië is open voor iedereen.

ENGLISH

Albania was a closed country from the end of World War II to the collapse of communism. It didn’t follow the same way as most of the communist states in Europe as the country was not USSR controlled. Albania pursued a hardline Stalinism regime while Enver Hoxha was on power. Neighbouring Yugoslavia was too moderate and Greece was believed to have territorial ambitions on Albania. In order to defend the country from foreign agression he built thousands of bunkers throughout the country. The smalls ones were manned by civilians to control the land and were in sight of the big ones manned by commanders. By so doing, Albania got almost completely isolated under its paranoid leader, and completely ruined as the bunkerisation prevented other public works to be carried out.
I can already catch a sight of bunkers a few kilometers after the border control in the north of the country. Albania is not only about dark history. Mosques and church towers are within sight all around the countryside. And the city of Shköder welcomes me in its historical centre full of local fruit markets, wine bar and chicha café’s.
Albania’s capital Tirana is a bustling city and the economical and political centre of the country. Tirana is the kind of the city that makes you think you could be everywhere. And the pedestrianised square Skanderbeg allows one to walk through the history of the country. The revolution against the totalitarian regime started here and the past left its mark. But Tirana lives it up now. The bunker that once served to protect ministers is now a cultural centre. Brutalist architecture buildings have been refurbished and is now everyones to discover. Tirana doesn’t go to sleep after office hours. The good news is that there is no one neighbourhood to go out as all the city invites you to party.
Albania makes me wanna go exploring the south at a slow speed. I go off road and choose to wild camp.Small beaches and white villages with the blue cupolas in Southern Albania heralds nearby Greece. Albanians are curious and warm. Albania pulls me in and makes me feel relaxed.
The People’s Republic of Albania used to be « closed to enemies, spies, hippie tourists and other vagabonds… » as the regime said. Today’s Albania is now open for everyone.

 

Bosnia’s future on two wheels

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(Scroll down for NL & ENG & gallery)

Après avoir traversé la Serbie, j’arrive un soir d’automne en Bosnie-Herzégovine. La Bosnie, c’est un concentré d’abord de Yougoslavie et puis d’Europe. Sa capitale Sarajevo fut en 1914 le théâtre de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, l’héritier de l’Empire austro-hongrois et de sa femme Sophie Chotek, par un nationaliste serbe. Cet événement marque le début de la Première Guerre mondiale. La Bosnie, c’est aussi la guerre de Bosnie. Après la mort de Tito, des querelles nationalistes se font entendre de part et d’autre de la Yougoslavie. Et l’ultra-nationalisme serbe incite les républiques qui composent le pays à déclarer leur indépendance. Il en va de même pour la Bosnie. Mais la route sera plus longue car la Bosnie est la seule à être multiethnique. La Slovénie est majoritairement composée de Slovènes, la Croatie de Croates et la Serbie de Serbes. La Bosnie est composée de Serbes, de Croates et de musulmans ou Bosniaques. Les Serbes de Bosnie refusent de vivre dans un état où ils seront minoritaires. Le pays est malgré tout reconnu par la communauté internationale le 7 avril 1992. Mais les Serbes de Bosnie déclarent « leur » partie de la Bosnie indépendante. De plus, l’armée serbe se positionne à Sarajevo pour s’opposer à l’éclatement de la Yougoslavie. C’est le siège de Sarajevo qui fera des milliers de morts. Qui n’a pas en tête ces images de la guerre de Bosnie ? Tout à coup, la guerre semblait toute proche. C’est le président américain Bill Clinton qui réussira à mettre autour de la table les trois communautés de Bosnie (Croates, Serbes et musulmans) et non l’Union européenne, divisée sur la question de l’indépendance de la Bosnie. Le résultat des accords obtenus : un état multiethnique très divisé politiquement et aux institutions fortement décentralisées. En effet, la Bosnie est un État fédéral avec deux grandes entités, une pour les Croates de Bosnie et une pour les Serbes de Bosnie (appelée la « Republika Srspka » ou République serbe). Les Musulmans vivent dans toute la Bosnie. Chaque entité a son parlement, son président et ses compétences. Autre point commun des deux parties : l’entente est fragile et de façade entre les deux. Il n’est pas rare que les Serbes et les Croates claquent la porte du parlement fédéral de Bosnie, situé à Sarajevo.
Sarajevo, la capitale d’un pays qui existe tant bien que mal, vit sans complexe son multiculturalisme. Pendant la période yougoslave, les étrangers venaient à Belgrade pour étudier le modèle yougoslave, mais c’est à Sarajevo qu’on dansait et qu’on sortait. C’était la ville branchée de la Yougoslavie. Et sportive aussi, puisqu’elle organise les Jeux Olympiques en 1984. Aujourd’hui, Sarajevo est une ville particulièrement animée qui se refait chaque jour. Le cadre naturel qui entoure la ville invite à la balade, au VTT… Quant aux infrastructures des Jeux Olympiques, il ne reste plus que la piste de bobsleigh délabrée mais prisée des artistes… À Sarajevo, je rencontre Zejnil. Il est artisan dans le vieux centre qu’on appelle aussi le quartier turc. Les Turcs étaient les premiers habitants de Sarajevo. Le quartier est touristique, mais quelques artisans résistent encore entre les restaurants et les bars du quartier. Zejnil est ferrailleur et les cadres de vélo en acier, il connaît ! Pour le reste, cela pourrait être Istanbul, mais on est bien à Sarajevo. Quelques rues plus loin, je bavarde avec Juliet. Cette Australienne est venue en Bosnie faire des stages en ferronnerie. Elle a ouvert un lavoir (www.laundrolounge.net) à deux pas du centre-ville. Derrière ses machines à laver, elle dispose d’un petit atelier où elle fabrique des boucles d’oreilles et des colliers. Elle en vend parfois à ses clients, principalement des touristes. Dans son lavoir, on peut aussi voir ses œuvres et attendre son linge en lisant ou en bavardant. Juliet adore Sarajevo, mais déplore la lenteur de l’administration en Bosnie. Dans les quartiers à l’ouest du centre, une femme musulmane m’indique le chemin. Elle se sent bien à Sarajevo car il n’y a pas de quartier pour les uns ou pour les autres. « Regardez, il y a une mosquée et une église. C’était comme ça avant la guerre et le conflit n’a rien changé à la situation. » Si la Bosnie souffre encore (économiquement) de la guerre et des tensions qui subsistent au sein de ses peuples, Sarajevo démontre que l’inverse est possible. La ville ne compte qu’un bon demi-million d’habitant mais le dynamisme et les rencontres entre les gens de tout bord et de toutes ethnies (car oui, c’est par là que les conflits ont commencé) donnent envie de croire au meilleur. Oui, les marques du temps confectionnent l’univers mental et physique des gens. Il y a des guerres qui séparent et des villes qui unissent, Sarajevo en est une !
De Sarajevo, la route nationale mène vers Mostar, la deuxième ville du pays. Une autre ville qui espère bientôt être plus connue pour son architecture que pour les stigmates de la guerre. Mostar a beaucoup souffert car elle était au centre des combats entre Serbes, Croates et musulmans. Stefan y tient un petit hôtel dans le centre-ville. Il parle très bien allemand car, comme beaucoup de gens ici, il est parti vivre en Allemagne, d’où il est revenu après quelques années. D’abord pour être guide touristique puis gérant d’hôtel. Il en a marre des institutions lourdes. « Tout est dans les mains des régions de ce pays. Le gaz, l’électricité, etc. Il faut d’abord savoir quelle électricité vous voulez, serbe ou croate… » Il ne compte pas non plus le nombre exorbitant de ministres, d’institutions et de parlementaires que compte la Bosnie. Il préfère faire dans la légèreté et l’humour. Je lance un « Hello » en arrivant et le check-in est fait, on se passera de formalités ! On est une famille dans son hôtel et il sait pourquoi : il vient de la partie serbe de la Bosnie, mais il est catholique et non orthodoxe. Trouvez la logique. Stefan m’indique l’entrée de l’immeuble criblé de balles d’où tirait l’armée croate vers la partie musulmane de la ville. La vue est « belle », l’histoire est glaçante.
L’histoire et l’avenir ne sont jamais bien loin en Bosnie. À quelques kilomètres de Mostar, je continue mon chemin vers Dubrovnik en Croatie. J’utilise un nouvel itinéraire cyclable dont le tracé suit l’ancienne ligne de chemin fer depuis Mostar vers la Croatie (http://www.ciro.herzegovinabike.ba). Les paysages sont magnifiques. Le parcours traverse des villages fantômes. Le sud de la Bosnie s’est vidé de ses habitants fuyant la guerre et le marasme économique. Le calme est saisissant. On est loin du tourisme sensationnel. Le vélo silencieux permet encore mieux de se réserver un moment de réflexion. Le tout sur un itinéraire cyclable qui incite à en faire davantage pour la Bosnie. Le pays ne dispose pas de plages ou d’îles comme la Croatie voisine. Pas grave, des touristes responsables lui conviennent très bien. Traverser la Bosnie à vélo, ce ne sont pas seulement des montagnes et des villes, c’est aussi ouvrir un livre d’histoire, l’histoire de l’Europe. Les mollets seront assez sollicités, c’est vrai, mais la Bosnie vaut bien cela, vraiment !

NEDERLANDS

Via Servië fiets ik naar Bosnië-Herzegovina. Dit land is één van de vroegere Joegoslavische republieken. Bosnië is als geen ander. In de hoofdstad Sarajevo werden Aartshertog Franz-Ferdinand en zijn vrouw vermoord. Dit leidde tot het begin van WO1.
Bosnië kennen we nog van de oorlog die er tussen 1992 en 1995 woedde. Na de dood van Tito rezen nationalistische eisen in de verschillende deelrepublieken van Joegoslavië. Zij verklaarden later hun onafhankelijkheid. Zo ook Bosnië. Maar de weg naar onafhankelijkheid zal moeizaam verlopen want hier wonen Kroaten, Serviërs en Moslims. De andere deelrepublieken zoals Kroatië en Slovenië zijn vooral mono-etnisch. De Serviërs in Bosnië weigeren de onafhankelijkheid te erkennen omdat ze er een minderheid zijn. Maar Bosnië wordt toch onafhankelijk op 7 april 1992. Als gevolg hiervan, stuurt het ultra-nationalistisch regime van Servië het leger naar Sarajevo. Gedurende 4 jaar is Sarajevo in handen van het Servische leger en Servische milities. Er vallen meer dan 5000 doden. Bosnië ontstaat in het puin van de oorlog.
We herinneren ze ons nog, die beelden van de Sniper Alley in hartje Sarajevo, elke dag op televisie. Oorlog woedde opnieuw in Europa sinds WOII. De Amerikaanse president Bill Clinton (en niet de verdeelde Europese Unie) slaagde erin de drie partijen (Serviërs, Kroaten en Moslims) rond de tafel te krijgen. Men slaagde erin de oorlog te beëindigen en de staatsstructuren van Bosnië vast te leggen in een grondwet die door alle partijen aanvaard werd. Het resulteerde in een zeer zwakke staat met twee entiteiten: één voor de Kroaten en één voor de Serviërs.
De Moslims zijn verdeeld over het hele land. De entiteiten hebben veel bevoegdheden, een eigen parlement en een president. Van samenwerking tussen de deelstaten is er echter nauwelijks sprake.
De hoofdstad Sarajevo geeft nochtans een ander beeld weer van Bosnië. Sarajevo is multicultureel! Hier leven Serviërs, Kroaten en Moslims bij mekaar. Er zijn geen afzonderlijke wijken voor de verschillende gemeenschappen.
De oude stad is de Turkse buurt. Hier lopen veel toeristen rond. Te veel om de wijk nog als echt Turks aan te voelen. Toch zijn er nog enkele ambachtslui, zo Zejnil, metaalbewerker. Een stalen fietskader rechtzetten is voor hem een ‘fluitje van een cent’.
Enkele straten verder kom ik Juliet tegen. Uit Australië is ze naar hier gekomen. Ze loopt stage in enkele musea en als juwelenmaakster. Het bevalt haar hier best. Om rond te komen opende ze een wasserette (www.laundrolounge.net) die vooral op toeristen rekent als klanten. Terwijl de wasmachines draaien werkt ze in haar atelier in dezelfde ruimte. Ze vindt het dynamisme in Sarajevo geweldig maar betreurt de logge administratie van Bosnië.
Net buiten het centrum wijst een moslima mij de weg. Zij vindt het hier goed leven. De buurten zijn voor en van iedereen. « Kijk, daar een moskee en daar, een kerk. Dit is al altijd al zo geweest. »
Sarajevo was in het Joegoslavië van Tito dé stad bij uitstek waar het goed leven was, bekend van onder meer het nachtleven. Trendy Sarajevo organiseerde ook de Olympische spelen in 1984. Daar blijft nog maar een afgedankte bobslee-piste van over die nu door de ‘street artists’ een nieuw leven krijgt. Voor het nachtleven is men nog steeds op het juiste adres. Sarajevo bruist van het leven.Sarajevo is geen lab voor multiculturalisme, Sarajevo is multicultureel.
Van hieruit reis ik door naar Mostar. Ook hiervan blijven nog beelden over. Misschien vakantiebeelden met de oude brug die de bewoners van de oude stad (vooral Moslims) verbindt met de het oostelijk gedeelte (vooral Kroaten). En dan herinneringen van het dagelijks geweld tussen de gemeenschappen, tijdens de Bosnische oorlog. Ik overnacht in Hostel Golden Bridge. De eigenaar Stefan spreekt perfect Duits. Net als veel landgenoten vluchtte hij naar Duitsland om een nieuw leven te beginnen maar hij keerde terug. In Mostar werkte hij als gids en opende later een hotel. De zware staatsstructuren is Stefan meer dan beu. Hij wil zelfs niet weten hoeveel ministers en parlementen er in Bosnië zijn. « Alles is hier in handen van de deelstaten. Zelfs voor elektriciteit moet je weten of je die Kroatisch of Servisch wilt. » In zijn hotel houdt hij het liever simpel. Bij het binnenstappen ben je meteen ingecheckt, zonder enige formaliteit. Betalen kan pas nadat je geslapen hebt en vertrekken, dat doe je wanneer je wil.
Hij toont mij de ingang van het gebouw van waaruit de Kroatische militairen in de richting van de Moslims schoten. Het uitzicht is indrukwekkend…ik krijg er rillingen van.
Vanuit Mostar rijd ik door naar Dubrovnik in Kroatië. Fietsers genieten nu van een nieuwe fietsroute (http://www.ciro.herzegovinabike.ba). Het zuiden van Bosnië is dun bevolkt. Ik rijd door spookdorpen. Dit is geen sensatietoerisme. De stilte is aangrijpend. De fiets is dé ideale manier van reizen door dat open geschiedenisboek. Bosnië heeft geen lange kustlijn noch eilanden als in Kroatië. Geen massatoerisme dus maar verantwoord toerisme. Bosnië heeft het broodnodig.

ENGLISH

My way through the Balkans goes on via Bosnia; this small country is one of the former Yugoslav republics.
The murder of Franz Ferdinand in the Bosnian capital Sarajevo is accepted as the cause of World War I. More recently we have known Bosnia for the war that took place between 1992 and 1995. After Tito’s death nationalism in the Yugoslav republics grows and leads to the independence of those republics. The same goes for Bosnia, but the way to independence is more difficult as Bosnia is the only multiethnic republic, formed by Serbs, Croats, and Muslims. The Serbs fear they will become a minority in the new country. Bosnia’s independence is recognised on 7th april 1992. But the Bosnian Serbs, whose aim was to create a new state including only the Serbian part of Bosnia with a Muslim minority, encircled and assaulted the city almost 4 years after the independence was declared. Bosnia is born in war. We still all have the images in our mind of Sniper Alley in Sarajevo. This event marked war taking place on the European mainland once again.
The Dayton agreements put an end to the war and the State of Bosnia Herzegovina was set up as two entities, the Croats and the Serbs. The Muslim population is spread all over the country, but has no official role in the government. The Croats and Serbs each have their own parliament, ministers, and local government for practical things such as road works, education etc. Both entities however are not into working together to make a strong Bosnia.
Today Sarajevo looks like any other multicultural city. There are no « neighbourhoods for Serbs » or « Croat neighbourhoods ». People live close together as the city is sandwiched between mountains. The old town (also known as the Ottoman quarter) has too many tourists walking around to really feel Ottoman but the skyline could be the one of Istanbul. And some craftsmen are still working out there. So does Zejnil, a scrap dealer located in between the shops and the restaurants. He knows how to repair steel bike frames!
A bit further away I stop to talk to Juliet, she’s Australian but moved to Sarajevo for an apprenticeship in a museum. She later openend the Laundro Lounge (www.laundrolounge.net), a laundry where you can have a coffee while the clothes are being washed. Juliet holds a small metalworking studio behind the washing machines and her work is on display at the laundry.
A bit further away a muslim woman shows me the right way. « Look, there’s a mosque and a church. It has always been like this here. » For sure, Sarajevo is not just a lab for multiculturalism, it’s a diverse city. It used to be the place to be for its nightlife in Tito’s Yugoslavia. And it’s a sporty place too, the winter Olympics took place here in 1984. Today, Sarajevo is still a vibrant place at night but the bobsleigh track is now used by street artists. The city nevertheless is not intact; war wounds of defensive fighting holes are still visible on some buildings all over the city.
The main road leads from Sarajevo to Mostar. Bosnia’s second largest city is known for its old bridge linking the Croatian part and Muslim part. But most of us remember Mostar as the city which was the focus of bombing among Serbs, Croats, and Muslims during the Bosnian war. I stay at Stefan’s Golden Bridge Hostel. Stefan is a Catholic Bosnian Serb, but doesn’t care too much to which community he belongs to. He speaks German as he worked for several years in Germany but decided to come back, first as a tourist guide before he opened his own hostel. Bosnia is his home but he’s fed up with the crazy institutions here. He doesn’t wanna know how many ministers and MPs his country has. He deplores the power of the regional government and the lack of cooperation. « Even electricity is either Croat or Serb » he says. Unlike the Bosnian institutions he keeps it easy and simple at his hostel, say « hello » and check in is done.
Stefan shows me the building from where the Croat artillery used to shoot in the direction of the Muslim part of the city. The view on the city is amazing…and frightening.
From Mostar I cycle my way down to Dubrovnik in Croatia using the new cycling route that was inaugurated some years ago (http://www.ciro.herzegovinabike.ba). It runs through the south of Bosnia to the shores of the Mediterranean Sea and it follows an old railway line. It brings cyclists to green landscapes that were abandoned during the war. The old station buildings along the way were closed after the last train ran on the tracks in the 70s. Cycling through Bosnia is definitely more than cycling through mountains and cities. This open-air museum brings us back in time and cycling is probably the best way to go. Miles away from tourists traps or black tourism. Bosnia’s history is one not to be forgotten. Responsible tourism won’t change Bosnia’s politics but certainly will help Bosnia be on the map of Europe again.

By bike Moldova and Romania

Cycling in Ukraine

 

Iphone photography and summer vibes in Kiev

Handmade in Kovel & shipped everywhere

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Stanislav and Elena 

(Scroll down for NL & ENG & gallery)

Stanislav et Elena sont des Ukrainiens russophones et habitent à Kovel, dans le Nord-Ouest de l’Ukraine. Ils ont 29 ans et fabriquent des accessoires de voyage pour vélos sous le nom de 7Roads (https://7rworkshop.jimdo.com). Du porte-gourde à la sacoche latérale pour les grands voyages en passant par le ‘saddle bag’, la sacoche à attacher sur la tige de la selle. Ils m’accueillent dans leur appartement et j’y découvre aussitôt leur bureau/atelier où tout se passe. Ils travaillent sur une table années 70, un peu griffée mais qu’importe. Ici, on crée et on vit avec ce qu’on a. Des croquis, des couteaux, des matériaux… et un ordinateur portable. Tout y est pour fabriquer eux-mêmes des articles qui transforment un vélo en bête de voyage ou de randonnée. Stanislav et Elena sont de la génération internet et savent comment s’en servir. Le matériau est commandé en ligne et livré chez eux; ils s’occupent ensuite de monter le produit. Ils font eux-mêmes les photos de leurs articles pour le site web. La vente et la communication se font via les réseaux sociaux. Tout sur le web… et pourtant ils fabriquent à la main. Pas d’usine ou d’atelier protégé, tout est fabriqué au moment où le client passe commande – le client qui est souvent un follower sur Instagram. À l’avenir, ils envisagent de faire leur premier petit stock pendant les mois d’hiver afin de répondre plus facilement à la demande croissante. En fait, Stanislav et Elena aiment leur train de vie car ils travaillent quand il y a des commandes et profitent des ballades à vélo quand le temps le permet. C’est le vélo qui s’adapte aux entrepreneurs et pas l’inverse. Il n’y a pas d’heure pour travailler, ils aiment fabriquer les accessoires qui se retrouvent sur les vélos partout dans le monde. Stressant ? Pas du tout ! Mais il faut être réactif : Stanislav garde les vélos quand je suis au marché avec Elena… et reste près de son portable pour répondre aux clients et à ses followers. Les deux ne vantent pas trop le « made in Ukraine » de leurs produits car, même s’ils se sentent bien à Kovel, ils iront peut-être vivre ailleurs pour de nouvelles aventures. L’essentiel reste la qualité « hand made », la proximité et le prix compétitif. Leurs mains qui fabriquent les produits sont flexibles et internet livre partout. Du moment qu’il y a du wi-fi… 7Roads, quand le web livre du fait-main. L’internet qui tue le petit commerce ? Pas vraiment. C’est à pied qu’ils vont acheter le pain au centre-ville. Le petit magasin de vélos pas loin a tout ce qu’il faut pour dépanner quand la bécane a besoin d’une réparation urgente. Helen m’assure qu’il n’y a rien de plus agréable que la balade en ville. Avant de lancer 7Roads, mes hosts habitaient à Kiev et Stanislav travaillait chez un marchand de vélos. Il réparait volontiers des vélos mais ne supportait plus le bruit des avions et de la circulation. À première vue, on gagne plus dans une ville selon lui. Mais une bonne partie de l’argent repart dans des choses qui ne rendent pas la vie plus belle : les loyers plus élevés, la voiture, des cours pour apprendre à gérer le stress… La ville de Kovel n’est pas très grande. Le jeune couple n’a pas de voiture et passe les week-ends essentiellement à vélo, au grand air, pour découvrir de nouvelles routes cyclables et tester leurs produits. Le train leur convient très bien quand ils vont voir des amis dans d’autres villes du pays. Les créateurs de 7Roads me montrent leur ville à vélo et me donnent des indications pour des nuitées dans un parc national de la région. Des lieux que seuls les amoureux de la nature connaissent. Stanislav et Elena ont déjà visité l’Europe à vélo pendant trois mois. La durée maximale d’un séjour avec visa touristique. Ils verraient bien l’Ukraine intégrer l’Union européenne mais il faudra d’abord faire le ménage dans la politique intérieure du pays. Une classe politique qui oublie ces Ukrainiens qui veulent faire avancer leur pays. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ça qui empêchera 7Roads d’être partout.

NL Stanislav en Elena wonen in Kovel, een stadje dichtbij de Poolse grens. Beiden zijn 29 jaar oud en hebben enkele jaren geleden 7Roads opgericht (https://7rworkshop.jimdo.com). Een eigen merk voor allerlei fietstassen en artikelen om met de fiets te reizen. Zowel een flessendrager als de grotere reistas maken deel van het assortiment. De speciale zadeltas die rechtsreeks aan de zadelstang wordt aangehecht hoort daar ook bij. De twee Russisch sprekende Oekraïners wonen in een huurappartement in het centrum van Kovel. Hun woning is tevens hun kantoor en hun atelier. Ze tekenen het ontwerp op een computer en bouwen de tassen zelf…in de living. Stanislav en Elena zijn geen entrepreneurs pur sang. Wel fietsen ze elke dag en weten wat de huidige fietser van een fietstas verwacht. Het internet heeft voor hem geen geheimen. Op de fabricatie na gebeurt alles online: de promotie, de bestellingen, de prospectie. Uiteraard bestellen ze online al het nodige materiaal om de 7Roads-artikelen te vervaardigen. De klanten zijn eerder followers op sociale media. Zij bestellen ook online. Stanislav weet wel dat het snel moet gaan. Hij laat zijn gsm nooit los. De klant stelt een vraag en hij verwacht een antwoord binnen enkele minuten. Hun leitmotiv blijft snelheid, kwaliteit…en steeds met de hand gemaakt. De vraag groeit evenwel en voor het eerst zal er in de winter een kleine stock aangemaakt worden met de meest verkochte artikelen. De « digital makers » vrezen niet voor de verdwijning  van buurtwinkels. Artikelen die via het internet verkocht worden zijn haast niet meer in gewone winkels te verkrijgen en andersom. Ook zij wandelen vaker naar de fietswinkel voor herstelstukken of naar de bakker voor vers brood.
In hun vorig leven woonden Stanislav en Elena in de hoofdstad Kiev. Stanislav werkte er als fietshersteller. Een toffe job, maar het lawaai van de vliegtuigen boven de stad en de auto’s in de stad werd hem snel te veel. 7Roads brengt hen nog niet veel op maar in Kovel is het huren van een flat betaalbaar. Er zijn evenmin een auto of yogalessen nodig. Het leven is hier gewoon rustiger en de trein brengt hen naar andere steden als het moet. Hun vrije tijd wordt bepaald door de vraag naar artikelen maar dat is geen probleem. Hun passie is fietsen en de fiets past zich aan. Ze verkennen de streek rond Kovel, op zoek naar nieuwe fietsroutes. Steeds met 7Roads producten om die aan in de reële omstandigheden uit te testen.
De oprichters van 7Roads nodigen mij uit voor een fietstocht door de stad Kovel. Ze geven mij ook tips voor een overnachting in een nationaal park dat niet bekend is. Stanislav en Elena hebben reeds drie maanden lang door Europa gefietst. Langer gaat niet met een toeristisch visum. Voor hen kan Oekraïne niet snel genoeg bij de Europese Unie toetreden maar veel hoop is er niet. Het huidige establishment in Kiev heeft andere prioriteiten. Fietsen kent echter geen grenzen. Dat geldt ook voor 7Roads.

ENG Stanislav and Elena, both 29 years old Russian-speaking Ukrainians live in Kovel in northwest Ukraine. Together they make bike accessories called 7Roads (https://7rworkshop.jimdo.com). All hand made. The range of products includes gourd holders, paniers and saddle bags.
They welcome me in their apartment while I’m cycling from the Polish border to Kiev. The flat is the head office of 7Roads. Where it all starts. Sketches, knives, materials, … and a laptop. Everything is there to make their own items to turn a bike into a travel companion. Stanislav and Elena have two main tools: their hands to make their products and the internet to get them everywhere in the world.
The materials for 7Roads items are ordered on internet and delivered at their home. Stanislav and Elena design the items and start the production when someone orders. This is seldom a client and rather a follower on Instagram. The future looks bright for 7Roads but the hard work is not finished yet. Next winter they plan to have their first small stock in order to comply with the growing demand. Still handmade however.
The young entrepreneurs do have spare time when they are no orders. A 9-to-5 job is everything but what they want. This being said, the bike is never far away to discover new cycling roads in the region of Kovel and to put 7Roads items to proof.
They know how to be responsive to customers’s demand anyway. While I’m walking around the marketplace with Elena, Stanislav don’t got his hands off his mobile as he is answering to followers. The leitmotiv remains handmade products delivered everywhere at a fair price.The internet allows them to be quick and responsive, their hands allows them to be flexible. Therefore there are not a small business competitor nor a killer. The local bike store helps them finding the right repair tools for the bike. A quick walk to the local store for fresh bread appeals more than a Saturday excursion to shopping malls. It’s a way of living.
Stanislav and Elena used to live in Kiev and Stanislav worked as a bicycle mechanic. Repairing bicycle definitely made him happy but city chaos quickly made him wanna move to healthier places. At first glance, it seems easier to make more money in a big city. But a lot of money goes into things that do not make life more relaxing: higher rents, a car or yoga classes to destress. The two young Ukrainians I meet in Kovel take it from the other side. A life in a small town with no car and no stress is way more fun. Trains are slow in Ukraine but they do get them to other towns if needed. Stanislav and Elena show me around by bike in Kavel and they know where to sleep in Cheremsky National Park. Their travel tips are the guarantee for the best outdoors adventures ever!
Stanislav and Elena already visited Europe by bike for three months as it is the maximum stay with a tourist visa. Ukraine could never join the European Union quickly enough to bring more stability. For sure politicians in Ukraine don’t have bike industry nor cycling tourism on their list of priorities. This won’t stop 7Roads to be on more bikes soon.