Albania like no other

Albanie_01

Northern Albania

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L’Albanie était hermétique jusqu’au début des années 90. Le pays communiste ne fait pas comme les autres pays de l’Est. Ce ne sera pas un état satellite de l’URSS, avec laquelle elle rompt tous les ponts. L’Albanie quitte même le Pacte de Varsovie en 1968. L’Albanie ne veut pas de contacts avec son voisin, la Yougoslavie, qu’elle estime trop modérée. Et encore moins avec son voisin du sud, la Grèce, qu’elle soupçonne d’ambition territoriale. Cette Albanie-là, c’est celle d’Enver Hoxha, le chef du gouvernement qui lance sa politique de stalinisme dur. Personne ne rentre en Albanie… et personne n’en sort. Pour défendre le petit État, le leader mégalomane fait construire des milliers de bunkers éparpillés sur tout le territoire : à la campagne, dans les villes, partout. Et ce avec un seul but : la défense du pays par la militarisation du peuple. Les habitants des campagnes « surveillent » à tour de rôle les plaines et les montagnes dans les petits bunkers reliés par radio aux grands bunkers, habités, eux, en permanence, par des commandants. Cette « bunkerisation » a ruiné le pays tout entier. Quelques kilomètres après le poste-frontière, j’aperçois les premiers bunkers sur la plage. Ils n’ont pas encore été rénovés et ne le seront peut-être jamais. Dans les campagnes, les minarets et clochers d’églises ne sont jamais loin les uns des autres. Les villages ne se ressemblent pas. Première halte à Shköder. La ville est « multireligious », comme on dit ici. Y vit une grande population catholique et musulmane. La ville a son quartier historique, ses petits commerçants, ses marchés matinaux, ses bars à vin et à chicha. L’Albanie m’accueille à bras ouverts ! Étonnamment, le pays compte beaucoup de cyclistes et de grosses cylindrées. Il n’a pourtant aucune usine automobile ni d’infrastructure cyclable. Ça doit être l’économie de l’extrême…
Tirana, c’est le centre névralgique de l’Albanie. Le centre culturel et économique, et une grande ville européenne. On pourrait se croire à Athènes, à Sofia, à Istanbul, voire plus à l’est. Il fait bon rêver à Tirana. Le soir, elle se transforme en place M’as-tu-vu. Dur dur de trouver son quartier préféré pour sortir quand tout le centre-ville est rempli de bars, de bistrots et de restaurants. Tirana vit. Et pour se promener, il y a la place Skanderbeg, devenu piétonne il y a peu, avec la nouvelle mosquée en construction à deux pas. Tirana respire. Le bunker, un de plus, qu’avait fait construire le régime cinglé à côté des bureaux du parti pendant l’ère communiste-staliniste, a été transformé en centre d’exposition. Tirana bouge. L’architecture « brutaliste » du dernier régime autoritaire est omniprésente. Tirana intrigue. L’aventure albanaise continue vers le sud. Loin des grands axes nord-sud. Je me perds sur les routes de campagne dans les hauts plateaux. Un peu d’« off road » ne me déplaît pas, même si le vélo est mis à rude épreuve. Camping sauvage, rencontres avec les villageois et les bergers, les petits-déjeuners sur la place du village… On se sent bien en Albanie. La côte du sud du pays annonce déjà la Grèce. Les villages perchés, la mer turquoise, les oratoires le long des routes, c’est la face méditerranéenne de l’Albanie. Mais ne nous trompons pas, l’Albanie est uns des pays les plus pauvres d’Europe avec un fort taux d’émigration. Comme de nombreux pays européens, c’est l’histoire qui les rend culturellement si riches. L’Albanie a été vénitienne, ottomane, stalinienne,… Il y a encore beaucoup d’histoires à ne pas oublier et de patrimoine à restaurer. En 1984 encore, le staliniste Enver Hoxha déclarait la République Populaire d’Albanie « fermée aux ennemis, aux espions, aux touristes hippies et autres vagabonds ». Aujourd’hui, l’Albanie est plus que jamais ouverte aux cyclistes nomades.

NEDERLANDS

Albanië is tot in de jaren 90 Europa’s meest gesloten land: niet toegankelijk, noch voor toeristen, noch voor zakenreizigers. Na WOII wordt Albanië een communistisch land maar net als zijn buurland Joegoslavië, wordt het toch geen satellietstaat onder leiding van Moskou. In tegenstelling tot Joegoslavië echter, kiest Enver Hoxha, leider van de regering, voor de harde hand afkomstig uit het stalinisme: niemand mag het land binnen en niemand verlaat het land.
Dat vergt infrastructuur. Hoxha laat in Albanië duizenden bunkers bouwen, in de steden en op het platteland. Zo verdedigt het volk het vaderland. Het zijn inderdaad de burgers die vanuit de kleine bunkers de buurt bewaken tegen invallers. Die kleine bunkers zijn via radio verbonden met grotere bunkers, die door de commandanten bewoond zijn. Het bouwen van de bunkers kost handenvol geld, dat dus niet aan wegen of huisvesting besteed wordt. Het land verarmt. Zo zie ik langs de weg net na de grenspost reeds de eerste bunkers. Van verwijdering of renovatie is er blijkbaar geen sprake.
Via de hoofdweg rijd ik langs bunkers afwisselend met kerken, moskeeën en dorpen. Shköder is de eerste agglomeratie op mijn weg. Hier leven moslims en orthodoxe Albanezen naast elkaar. De stad heeft een oude stadskern en het krioelt van kleine handelaars, vakwerkers, markten, wijn- en chichabars. Centraal in het land ligt Tirana, de hoofdstad. Ook hier heerst er een geweldige sfeer. De grote invalswegen versmallen naarmate ik het centrum nader en de sfeer wordt intenser. Opvallend is de architecturale mix van de stad, zoals rauwe betonnen appartementsgebouwen naast de nieuwe moskee in aanbouw. Het strakke operagebouw uit de 50er jaren met de fresco van de revolutie. Ik bevind me op de Skanderbegplaats, dé plaats waar het allemaal begon in Albanië: de revolutie tegen het regime die zich uitbreidde tot het hele land. Nu is het plein een voetgangerszone. De donkere geschiedenis is zichtbaar én tastbaar: een bunker, voormalige schuilplaats voor de megalomane ministers, herbergt thans een cultureel centrum.
Vanuit het noorden doorkruis ik Albanië naar het zuiden toe, waar kleine veldwegen meer en meer de grote wegen vervangen. Dat gaat langzaam want de fiets is zwaar beladen…ik neem de tijd. Tijd om in de velden wakker te worden, de herders te begroeten, een stevig ontbijt in het nabijgelegen dorp te benuttigen. Zo kan het ook in Albanië.
Zuid-Albanië lijkt al eerder op Griekenland. Hoe afwisselend kan een klein land zijn! Nu zijn het witte dorpen, verlaten stranden en orthodoxe kapellen op de weg. De bunkers herinneren er toch nog aan, dat dit wel Albanië is!
Het land lag achtereenvolgens onder Venetiaans, Ottomaans en communistisch bewind, een rijke geschiedenis dus voor de Albanezen maar velen onder hen zoeken toch elders een beter leven, voornamelijk in Duitsland. Albanië is nog steeds één van de armste landen in Europa. Welvaart is nog ver weg maar we mogen het gesloten land vergeten. Albanië is open voor iedereen.

ENGLISH

Albania was a closed country from the end of World War II to the collapse of communism. It didn’t follow the same way as most of the communist states in Europe as the country was not USSR controlled. Albania pursued a hardline Stalinism regime while Enver Hoxha was on power. Neighbouring Yugoslavia was too moderate and Greece was believed to have territorial ambitions on Albania. In order to defend the country from foreign agression he built thousands of bunkers throughout the country. The smalls ones were manned by civilians to control the land and were in sight of the big ones manned by commanders. By so doing, Albania got almost completely isolated under its paranoid leader, and completely ruined as the bunkerisation prevented other public works to be carried out.
I can already catch a sight of bunkers a few kilometers after the border control in the north of the country. Albania is not only about dark history. Mosques and church towers are within sight all around the countryside. And the city of Shköder welcomes me in its historical centre full of local fruit markets, wine bar and chicha café’s.
Albania’s capital Tirana is a bustling city and the economical and political centre of the country. Tirana is the kind of the city that makes you think you could be everywhere. And the pedestrianised square Skanderbeg allows one to walk through the history of the country. The revolution against the totalitarian regime started here and the past left its mark. But Tirana lives it up now. The bunker that once served to protect ministers is now a cultural centre. Brutalist architecture buildings have been refurbished and is now everyones to discover. Tirana doesn’t go to sleep after office hours. The good news is that there is no one neighbourhood to go out as all the city invites you to party.
Albania makes me wanna go exploring the south at a slow speed. I go off road and choose to wild camp.Small beaches and white villages with the blue cupolas in Southern Albania heralds nearby Greece. Albanians are curious and warm. Albania pulls me in and makes me feel relaxed.
The People’s Republic of Albania used to be « closed to enemies, spies, hippie tourists and other vagabonds… » as the regime said. Today’s Albania is now open for everyone.

 

Eastern play in Croatia and Montenegro

Dubrovnik

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Souvent, on arrive à Dubrovnik, en Croatie, après avoir longé la côte croate ou en descendant d’un avion dans son aéroport international. En venant de la Bosnie par contre, on descend des montagnes droit sur les rives de la Méditerranée. Le climat est encore doux en octobre. La grande bleue… elle me rappelle que j’ai bientôt fini ma traversée de l’Europe de l’Est qui a commencé à Tallinn en Estonie, 4 250 km avant. Sur Route60, ce sont des milliers de kilomètres à faire (et à refaire) à son rythme à travers l’Est du continent européen. Oublions d’abord ce vilain nom : l’Europe de l’Est, c’est l’Europe. L’Europe qui ne se pose pas trop de questions. L’Europe qui est ouverte et qui n’a pas été épargnée par l’histoire. Des pays qui ont vu passer des dictateurs, des fascistes. Des pays qui ont vu des régimes bien obscurs, de ceux qui ont voulu briller de leur plus belle lumière en laissant les populations dans l’ombre.
Non, le vélo n’est pas toujours de tout repos ici. Il faudra faire face aux chiens agressifs et aux bolides qui n’ont pas été étudiés pour partager la route. Mais ce n’est pas ça qui arrêtera un cycliste ! De plus, la diversité des paysages et la curiosité des gens nous font vite oublier tout cela. C’est ici qu’on lancera le plus de « How are you » le long de la route. C’est ici que les habitants veulent tout savoir de vous. Et qu’on veut tout savoir d’eux et de leur pays. Des pays où tout est allé très vite. Aussi à Dubrovnik. On l’appelle « la perle de l’Adriatique » à juste titre. Des ruelles, des remparts, des églises et des couvents. Le tout entouré par la mer d’une part et les montagnes d’autre part. Il n’y a pas de doute, on aime ! La ville est aussi le lieu de tournage de « Game of Thrones », ce qui fait exploser le nombre de touristes… et elle n’en peut plus ! Et elle n’en veut plus : les habitants (la ville n’en compte que 40 000) en ont marre et des caméras comptent le nombre de touristes présents. Au-delà d’un certain nombre, les portes de la vieille ville se ferment. Le vélo ne nécessite pas l’usage des parkings laids aux abords de la ville. Je le gare près des remparts, puis la vieille ville est à moi. Une balade nocturne reste un moment fort à Dubrovnik !
La route continue plus au sud vers le Monténégro. J’arrive chez Rebecca près de Tivat. Elle est anglaise et travaille comme professeur d’anglais dans une école internationale qu’on appelle aussi « l’école russe » car bon nombre des élèves sont russes. La côte est très prisée et est encore souvent libre de bâtiments. Mais attention, ça pousse comme des champignons et ce ne sont pas les politiciens corrompus qui arrêteront les promoteurs immobiliers, me confie-t-on. La maison de Rebecca est perchée dans la montagne, une vieille maison où le temps s’est arrêté. Non loin de là, je monte littéralement les Bouches du Kotor par la petite route à du 7 % sur 12 km. Il s’agit en fait d’un fjord formé par le Kotor qui s’enfonce dans les terres. La montée est difficile certes, et la vue est méritée, donc plus belle. Le petit pays a sa « petite » capitale, Podgorica, au centre du pays. La ville ne serait pas très belle, selon les gens que je rencontre sur la route. Mais comme toutes les villes un peu loin de tout, Podgorica fait office de phare qui illumine toute la plaine qui l’entoure. Les gens viennent de partout. Les bars sont pleins, on est sur son 31 et on profite de l’été indien. La ville me donne l’impression d’une ville inachevée, un peu comme le reste du pays d’ailleurs. Un peu comme beaucoup de pays de l’Est.
Les dictateurs font à présent partie de l’histoire. Quant aux corrompus et aux parvenus, on espère qu’ils feront bientôt partie des archives nationales. Et s’ils restent, qu’ils sachent que cette Europe a changé.

NEDERLANDS

Reeds ten tijde van Joegoslavië was Dubrovnik één van de belangrijkste trekpleisters voor buitenlandse toeristen. Chartervluchten brachten de toeristen massaal naar de zogenoemde « Parel van de Adriatische Zee » . Wie met de auto reisde, bewonderde de Dalmatische kust met de talrijke eilanden. Vandaag is er weinig veranderd. Dubrovnik blijft de topbestemming van Kroatië in tegenstelling tot Bosnië, beëindigd door bergen in plaats van het water. Vergeet het continentaal klimaat, hier in Dubrovnik is het nog zacht in Oktober.
In Dubrovnik ben je nooit alleen. De stad telt slechts 40.000 inwoners maar het architecturaal patrimonium is uitzonderlijk. De oude stad zit vol met kerken en kloosters en is omringd door oude stadswallen. Eigenlijk is het decor van « Game of Thrones » de weergave van het oude stadsgedeelte. Dat ook lokt veel toeristen. Tot op deze zondagavond, in de herfst, zijn de toeristen trouwens nog massaal aanwezig. Net als in sommige andere Europese steden wordt het aantal toeristen in de binnenstad door camera’s bewaakt. Als er te veel toeristen toekomen, wordt de oude stad verboden terrein. Ik probeer, met mijn fiets, onopvallend te blijven want ja, ik geef het deemoedig toe, een nachtelijke tocht doorheen de oude straten van Dubrovnik is onvergetelijk.
De weg leidt verder zuidwaarts naar het landje Montenegro. Daar kom ik bij Rebecca toe, nabij de stad Tivat. Ze is Brits en werkt hier als leerkracht in de internationale school of « Russische school », hier zo genoemd want de Russen zijn er massaal aanwezig. De kust van Montenegro is inderdaad nog ongerept maar hier en daar valt er mij toch wat op: gebouwen die kriskras naast elkaar staan, met tennisvelden, zwembaden,… en allemaal met zeezicht. Montenegro « heeft het », dat is zeker maar zullen de corrupte politici de bouwwoede kunnen bedaren? Rebecca twijfelt eraan. Haar oud huisje in de bergen maakt niet uit van het moderne decor. De tijd heeft er stilgestaan.
Niet ver vandaan volg ik de Baai van Kotor en rijd enigszins op een fjord. Ik heb nog 12 km te rijden, met een helling van 7% vanuit het zeeniveau. Uitblazen kan, en met zicht op de bergen en de zee, dat heb ik verdiend!
Nadien is het gemakkelijk naar de hoofdstad Podgorica af te dalen. « Niet zo mooi  om te zien», zeggen de mensen me onderweg. Zoals vaker in dun bewoonde gebieden beïnvloedt de sfeer van de stad de hele omgeving. « Afzakken » naar de hoofdstad. Alle Montenegrijnen en hun cultuur in één klap. Zo moet ik het van een hoofdstad hebben! Na Montenegro zullen mijn volgende bestemmingen Albanië en Griekenland zijn.
Van Route60 uit Tallin tot aan de de Albanese grens, waren het 4250 km doorheen Oost-Europa, wel met het besef dat ‘Oost-Europa’ vooral Europa is. Een fietstocht door dat gedeelte van Europa, waar het allemaal zo snel gaat. Europa, waar de geschiedenis zich niet zal herhalen. Dictatoriale regimes hebben hier sporen achtergelaten. Fascisten en communisten zijn er echter niet meer, of amper. Het multiculturialisme was de bron van oorlogen maar nu staat dat niet meer als een probleem op de politieke agenda want het is een feit. De Oost-Europeanen zijn geen broeders noch buren, ze zijn wel Europeanen tout court. Tja, ze praten toch liever over hun nieuwe auto dan over een fietspadbeleid. Maar ze zijn open, ze praten veel en willen graag alles over je weten en de fietsers alles over hen en hun cultuur. Van Tallin tot Albanië, daar verandert Europa snel!

ENGLISH

Arriving in Dubrovnik generally means touching down on its international airport or driving down the Croatian coastline with many other tourists flocking to the Adriatic coastal city. The scenery is different while arriving from Bosnia. The road leads down from the mountains straight to the big blue sea. The climate is Mediterranean and even in October, temperatures are perfect for an evening walk through the city.
Dubrovnik has only 40.000 inhabitants but is a major tourist attraction in the region. The city has it all: an old town full of churches, monasteries and cobblestoned streets surrounded by medieval walls. And there’s more: the old town is also the place where the TV show Game of Thrones is filmed….and how it looks in real life. The city however is going to turn tourists away. Cameras monitor the number of tourists and above a certain amount the acces to the old city is restricted. On Sunday evening in October there is little chance to suffer from this crackdown. My bicycle is easily parked near the walls surrounding the city. Let’s be honest: strolling down the streets of Dubrovnik at night is a unforgettable experience.
The next country is Montenegro. I meet Rebecca near Tivat. She is a British teacher at the international school nearby. Also called the « Russian school » as many Russians recently discovered Montenegro pristine coastline. Rebecca’s house is a old house where time stood still. A good place to relax and to think about what we see more and more: new hotel projects and huge theme parcs near the coastline. But no one seems to care about spatial planning. Rebecca doubts if corrupt politician will ever stop real estate promoters.
The road leads me to the bay of Kotor. It’s a winding bay surrounded by mountains. The 12km long ascent at 7% takes me two hours but the view is gorgeous and deserved.
Further southwards I head to Montenegro’s capital Podgorica. The city has not the grandeur that speaks for its own but has that typical attractiveness of a capital. It is ‘the centre’ of the country. The cultural centre that shines its light on the rest of the country. A city where one needs to be seen. The ‘small’ capital is a bustling city I wouldn’t miss while on Route60.
Montenegro is one of the last countries in East Europe before heading to Greece. The Eastern part of my Europe tour started in Tallinn for a amazing trip through countries that weren’t even open for foreigners up to 25 years ago. Eastern Europe is where Europe is ahead of time with religions and multiculturalism. Eastern Europe is Europe. Not yet the easiest part for bike touring. Car drivers are often more into speeding up a fancy car than slowing down for cyclists. But those Europeans are curious and wanna know it all about who’s there on the bike. For sure things are changing rapidly in Eastern Europe. Dictators and war have now made place for peace and for change. Now more than ever a place to be back again in a near future.

Iphone photography and summer vibes in Kiev

Russia without cycling lanes